Les principales organisations faîtières de la presse privée tchadienne réclament le paiement de l’aide à la presse, qu’elles affirment ne pas avoir perçue depuis deux ans, en plus des arriérés des années antérieures. Réunies ce mercredi 9 septembre 2026 à N’Djaména, l’AEPT, l’URPT, le PPT et l’AMET ont exprimé leur préoccupation face aux difficultés économiques auxquelles sont confrontés les médias privés.
Dans un communiqué conjoint, les quatre organisations estiment que « l’aide à la presse ne saurait être considérée comme une aumône », rappelant qu’un fonds d’aide à la presse est prévu par la législation tchadienne. Le cadre légal tchadien prévoit notamment un fonds destiné à soutenir les organes d’information qui contribuent à l’exercice du droit du public à l’information.
Les organisations demandent aux pouvoirs publics de « verser immédiatement et régulièrement la subvention à la presse », mais aussi de renforcer les mécanismes de soutien aux médias privés et d’améliorer les conditions d’exercice des professionnels du secteur. Elles réclament également l’instauration d’un cadre de dialogue permanent entre les autorités et les organisations professionnelles de la presse.
Elles interpellent directement le Premier ministre et son gouvernement, estimant que le non-respect de ces revendications serait contraire aux engagements pris par le président de la République lors de ses rencontres avec les professionnels des médias.
Les organisations faîtières accordent désormais aux pouvoirs publics « un bref délai » pour apporter une réponse concrète à leurs revendications. À défaut, elles annoncent qu’elles pourraient engager « des actions légales, pacifiques et concertées », parmi lesquelles des « journées sans presse ».
Tout en maintenant cette possibilité de mobilisation, les quatre organisations réaffirment leur « disponibilité au dialogue et à la concertation » et disent rester déterminées à défendre les intérêts des médias privés et la pérennité des entreprises de presse au Tchad.

