• 8 septembre 2026
  • N'Djamena

Le Tchad réaffirme sa neutralité dans la crise soudanaise au Conseil des droits de l’homme à Genève

Le Tchad réaffirme sa neutralité dans la crise soudanaise au Conseil des droits de l’homme à Genève

La République du Tchad participe aux travaux de la 63e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, qui se tient du 7 septembre au 9 octobre 2026 à Genève. À cette occasion, la délégation tchadienne a mis l’accent sur les conséquences humanitaires et sécuritaires de la crise au Soudan et réaffirmé sa position de neutralité à l’égard des parties au conflit.

La Mission permanente du Tchad à Genève a pris part au dialogue interactif consacré à l’examen du rapport de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan. Lors de cette session, le Tchad a exprimé sa préoccupation face à la poursuite des affrontements et à leurs conséquences sur les populations civiles. N’Djaména a notamment souligné les déplacements massifs de populations ainsi que les difficultés d’accès à l’aide humanitaire. Le Tchad a également condamné « toutes les atteintes aux populations civiles ».

Sur le plan diplomatique, le Tchad a réaffirmé sa « position de neutralité à l’égard des parties au conflit soudanais ». Il a également rappelé son attachement au respect de « la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance du Soudan ».

Face à la dégradation de la situation, les autorités tchadiennes ont appelé la communauté internationale à accorder la priorité à plusieurs enjeux. Il s’agit notamment de « la cessation des hostilités, la protection des civils, l’accès humanitaire et la recherche d’une solution politique durable et inclusive ».

En marge des travaux du Conseil des droits de l’homme, l’Ambassadeur et Représentant permanent du Tchad en Suisse, S. E. Ahmad Makaila, a participé au Palais des Nations à une réunion de cadrage avec le Président du Conseil des droits de l’homme, l’Ambassadeur indonésien Sidharto Reza. La 63e session du Conseil des droits de l’homme se poursuit jusqu’au 9 octobre. Durant près de cinq semaines, plus de 80 rapports portant sur la situation des droits humains dans plus de 40 pays doivent être examinés.