• 11 septembre 2026
  • N'Djamena

Le Gouvernement tente de sécuriser l’approvisionnement face aux incertitudes sur la production agricole

Le Gouvernement tente de sécuriser l’approvisionnement face aux incertitudes sur la production agricole

Face aux incertitudes qui pèsent sur la production agricole, le gouvernement entend sécuriser l’approvisionnement du marché national. Mil, maïs, riz, sorgho, blé et certaines graines ne pourront désormais plus être exportés du territoire national. Une mesure destinée à éviter que les stocks disponibles ne quittent le pays alors que les besoins intérieurs restent importants. La restriction s’étend également à certains produits dérivés des céréales. L’objectif est clair : maintenir une offre suffisante sur les marchés et prévenir une éventuelle flambée des prix liée à une baisse de la disponibilité.

Mais l’interdiction d’exporter ne suffira pas à elle seule. Le gouvernement devra également assurer un suivi régulier des marchés et veiller au respect des prix. Les services compétents sont ainsi appelés à contrôler les échanges et à prévenir toute hausse excessive qui pourrait pénaliser les consommateurs.

En parallèle, plusieurs mesures visent à soutenir la production. Les semences fourragères, les fourrages et certains produits destinés à l’alimentation animale sont exonérés de droits et taxes à l’importation. La mesure concerne également les équipements de forage, de pompage et d’approvisionnement en eau, ainsi que certains matériels et intrants agricoles destinés à la production fourragère.

À travers ces dispositions, le gouvernement cherche donc à agir sur deux fronts : préserver la disponibilité immédiate des céréales et renforcer les capacités de production. Sur le terrain, toutefois, l’efficacité de ces mesures dépendra de leur application. Les commerçants, transporteurs, producteurs, importateurs et autres acteurs de la chaîne d’approvisionnement sont directement concernés. Leur respect des nouvelles dispositions sera déterminant.

La question climatique reste également au cœur des préoccupations. Dans certaines zones, une pluviométrie insuffisante pourrait affecter les récoltes. L’accès à l’eau, aux semences, aux équipements et aux intrants apparaît dès lors comme un facteur essentiel pour maintenir la production agricole.

En somme, les mesures prises cette semaine répondent à une même préoccupation : éviter que les difficultés de production ne se transforment en difficultés d’approvisionnement. L’interdiction temporaire d’exporter doit agir sur la disponibilité à court terme, tandis que les exonérations douanières visent à soutenir la production.

Reste maintenant une question essentielle : ces décisions seront-elles effectivement respectées sur le terrain ? Leur impact dépendra largement du contrôle, du suivi des marchés et de l’application effective des mesures.

Yohane Djimet Djibrine