• 27 juillet 2026
  • N'Djamena

Tchad : Malgré le recul de la pauvreté, près de deux millions de Tchadiens restent en insécurité alimentaire

Tchad : Malgré le recul de la pauvreté, près de deux millions de Tchadiens restent en insécurité alimentaire

La Banque mondiale relève une amélioration des conditions de vie des ménages tchadiens en 2025. Selon sa Note sur la situation économique, le taux de pauvreté est passé de 42,5 % en 2024 à 40,7 % en 2025, soit une baisse de 1,9 point de pourcentage. Cette évolution est principalement attribuée à la diminution des prix des produits alimentaires, à une production agricole abondante et à l’amélioration du pouvoir d’achat des populations.

L’année 2025 a été marquée par une forte progression de la production agricole, notamment céréalière, qui a augmenté de près de 10 %. Cette performance a favorisé une baisse sensible de l’inflation, laquelle est passée de 5,7 % en 2024 à -2,6 % un an plus tard. Les coûts de transport ont également diminué, contribuant à la stabilité des prix sur les marchés.

Malgré ces résultats encourageants, la Banque mondiale rappelle que les défis sociaux demeurent considérables. Le Programme alimentaire mondial estime que 1,9 million de personnes étaient encore en situation d’insécurité alimentaire en 2025, preuve que les effets de la croissance restent inégalement répartis sur le territoire.

Le rapport souligne également que le Tchad accueille plus de 1,5 million de réfugiés et plus de 226 000 déplacés internes. Cette situation représente près de 9,3 % de la population totale et exerce une pression croissante sur les services sociaux, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’accès à l’eau.

Pour les années à venir, la Banque mondiale prévoit une poursuite du recul de la pauvreté, qui pourrait atteindre 40,2 % en 2026 grâce à la croissance agricole, à une inflation maîtrisée et à la poursuite des réformes économiques. L’institution prévient toutefois que cette trajectoire reste vulnérable aux conflits régionaux, aux aléas climatiques et aux difficultés de financement.