À Katalok, dans la province du Guéra, les autorités religieuses ont décidé d’agir après une série d’événements tragiques liés à des conflits conjugaux et à l’infidélité. Le Conseil national des affaires islamiques de la sous-préfecture a organisé, le 27 mai, une « Am-Chilini », une pratique traditionnelle signifiant littéralement « choisis-moi », permettant à une femme de choisir librement l’homme qu’elle souhaite épouser.
Cette initiative intervient après le drame du « Bagarre », une période de fortes tensions communautaires ayant coûté la vie à deux personnes dans des circonstances liées à des affaires d’infidélité conjugale. Selon une source locale, la décision a été annoncée à l’issue de la prière de l’Aïd al-Adha al-Moubarak, profitant du grand rassemblement des fidèles pour sensibiliser la population et promouvoir la stabilité des foyers.
Les responsables religieux expliquent cette démarche par la recrudescence inquiétante des cas d’infidélité touchant aussi bien des hommes que des femmes mariés, un phénomène considéré comme une menace pour la cohésion sociale et la paix familiale. La tenue de cette « Am-Chilini » a été organisée en concertation avec l’administration sous-préfectorale de Katalok.
À travers cette initiative, les autorités locales et religieuses entendent privilégier les mécanismes culturels et traditionnels afin de prévenir les conflits sociaux et de renforcer l’harmonie au sein des familles.
Bechir Badjoury Abbanou, Correspondant

