• 6 juin 2026
  • N'Djamena

Tchad : À 16 ans, Koudji Ève Danaï publie « La Résilience », un récit sur l’enfance et les épreuves de la vie

Tchad : À 16 ans, Koudji Ève Danaï publie « La Résilience », un récit sur l’enfance et les épreuves de la vie

Dans la salle bleue de l’Onama, devant un parterre de figures de la littérature tchadienne d’expression française, la jeune auteure Koudji Ève Danaï a procédé à la présentation de son récit autobiographique de 186 pages, intitulé « La Résilience : de l’épreuve intime à l’héritage universel de l’enfance à défendre », publié aux Éditions Plume d’Afrique, dans la collection Vie.

Âgée de 16 ans et élève en classe de première, l’auteure bénéficie du parrainage et de l’encadrement de l’écrivain Brahim Ghuini Dadi, par ailleurs,Directeur général de l’ADAC. La critique littéraire de l’ouvrage a été assurée par Raouda Hamat Bong Awaré, tandis que la présentation a été faite par Cheik Souleyman.

Structuré en deux parties inégales, l’ouvrage aborde des problématiques majeures de la société tchadienne, notamment la défaillance de la responsabilité paternelle, la protection de l’enfance, l’ éthique du médecin, le VIH/SIDA, la solidarité ,l’éducation ainsi que la résilience face aux épreuves de la vie. La première partie, la plus dense, s’étend sur 92 pages et comprend 13 chapitres, précédés d’une épigraphe et d’un avant-propos. La deuxième partie est composée de neuf(9) chapitres suivis d’une conclusion.

Pour l’écrivain Dr Ali Abdéramane Haggar, cet ouvrage revêt une importance particulière en raison des thématiques qu’il développe : « Ce livre aborde des questions essentielles telles que l’éducation, le droit de l’enfance et la résilience, une condition sine qua non pour un pays comme le nôtre », a-t-il souligné.

Dans sa lecture critique, Raouda Hamat Bong Awaré met en lumière la profondeur du récit :« L’intrigue principale repose sur le parcours d’une jeune fille confrontée très tôt à des épreuves familiales et sociales. Privée de stabilité, notamment en raison de l’absence paternelle et de la maladie de sa mère, elle assume des responsabilités précoces tout en poursuivant ses études. Face aux difficultés, elle développe une remarquable capacité de résilience. L’œuvre transforme une expérience intime en un message universel porteur d’espoir et de prise de conscience », a-t-elle analysé, estimant que le livre mérite une large diffusion.

De son côté, Brahim Ghuini Dadi parrain de l’écrivaine a salué le courage et la maturité de la jeune auteure :« En l’écoutant, j’ai été profondément touché par son parcours. Malgré son jeune âge, elle porte une histoire forte. J’ai voulu l’accompagner afin de lui redonner confiance et espoir, en tant que père», a-t-il déclaré. La cérémonie s’est achevée par une séance de dédicaces, marquant ainsi la rencontre entre l’auteure et son public.

Cheik Souleyman