• 2 septembre 2026
  • N'Djamena

N’Djamena : les démarcheurs et vendeurs ambulants interdits d’accès à la cour du Palais de justice

N’Djamena : les démarcheurs et vendeurs ambulants interdits d’accès à la cour du Palais de justice

Les démarcheurs, vendeurs ambulants et personnes exerçant une activité commerciale non autorisée sont interdits d’accès à la cour du Palais de justice de N’Djamena à compter du 1er septembre 2026. La mesure, prise sur instruction de la ministre de la Justice, Garde des Sceaux chargée des Droits humains, vise à préserver l’ordre et la sérénité au sein de l’institution judiciaire.

Dans une correspondance adressée au Procureur général près la Cour d’appel de N’Djamena, le Secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits humains fait état de la présence récurrente, dans la cour du Palais de justice, de personnes se livrant au démarchage et à la vente ambulante de diverses marchandises.

Selon cette correspondance, ces pratiques sont « de nature à perturber la sérénité des lieux, à entraver la libre circulation des véritables usagers et du personnel, et à porter atteinte à l’ordre, à la sécurité ainsi qu’à la dignité attachée au service public de la justice ».

En conséquence, il est « formellement interdit à compter du 1er septembre 2026 » aux démarcheurs, vendeurs ambulants et à toute personne exerçant une activité commerciale non autorisée de fréquenter la cour du Palais de justice, d’y proposer leurs services, d’y solliciter les justiciables ou d’y vendre des produits.

Le Procureur général est chargé de veiller à l’application de cette mesure dans l’ensemble des palais de justice relevant de son ressort. Les chefs de juridictions concernés devront en informer leurs collaborateurs et prendre les dispositions nécessaires pour assurer son respect. Les responsables des services de sécurité affectés au Palais de justice devront également renforcer le contrôle des accès et procéder à l’éloignement des personnes qui contreviendraient à cette interdiction, « dans le strict respect des lois et règlements en vigueur ».

Le Secrétaire général demande enfin au Procureur général de tenir la ministre de la Justice informée des dispositions prises pour l’exécution de cette instruction. Un point d’évaluation est prévu le 12 septembre 2026, en présence de l’ensemble des chefs de juridictions.

Soliri Charlotte