• 21 octobre 2026
  • N'Djamena

Lutte contre la Dengue : le Ministère de l’Enseignement supérieur mobilise les universités et centres de formation

Lutte contre la Dengue : le Ministère de l’Enseignement supérieur mobilise les universités et centres de formation

Face à la progression de la dengue, le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, Dr Sitack Yombatina, a adressé une circulaire aux établissements placés sous sa tutelle. Le document, relatif aux mesures de prévention et de lutte contre l’épidémie, appelle les responsables à agir sans attendre pour limiter la propagation de la maladie dans les campus et les centres de formation.

La circulaire s’inscrit dans un contexte sanitaire préoccupant. Au 19 octobre 2026, le pays enregistre plus de 3 000 cas suspects, 252 cas confirmés et huit décès. À la mi-octobre, le bilan était de 2 929 cas suspects, 213 cas confirmés et 7 décès, ce qui montre une aggravation en quelques jours.

Le premier foyer avait été identifié dans le camp de réfugiés de Kounougou, dans la province du Wadi Fira, à l’est du pays. L’épidémie touche désormais cinq provinces, dont le Batha et la ville de N’Djaména, où la transmission active se concentre.

Lors d’un point de presse tenu le lundi 19 octobre 2026, l’équipe de gestion de la dengue a fait le point sur la situation. L’Incident Manager, Dr Fissou Henry Yandaï, a présenté les mesures de prise en charge et appelé la population à éliminer les gîtes larvaires pour limiter la propagation de la maladie.

La circulaire fait suite à la note d’information n°918 du 9 octobre 2026, par laquelle le ministre de la Santé publique et de la Prévention a attiré l’attention du gouvernement sur l’évolution préoccupante de l’épidémie.

Le Ministère de l’Enseignement supérieur souligne la particularité de ses établissements : universités, centre de recherche scientifique et structures de formation technique et professionnelle accueillent chaque jour étudiants, apprenants, enseignants, chercheurs, formateurs et personnels administratifs et techniques. Cette fréquentation exige, selon la circulaire, une vigilance particulière pour préserver la santé de tous et assurer la continuité des activités d’enseignement, de recherche et de formation.

Les responsables des établissements sont invités à prendre rapidement les dispositions nécessaires. La circulaire cite d’abord l’élimination des gîtes larvaires, ces eaux stagnantes où se développent les moustiques vecteurs de la maladie. Elle demande ensuite l’entretien et la désinfection des salles de cours, des laboratoires, des ateliers, des bureaux, des sanitaires et des autres infrastructures.

Le texte insiste aussi sur la sensibilisation des étudiants, des apprenants et des personnels aux gestes de prévention. Il demande enfin un renforcement de la vigilance sanitaire, avec le signalement de tout cas suspect aux services de santé compétents, conformément aux procédures en vigueur.

Pour garantir l’application de ces mesures, les responsables concernés doivent travailler étroitement avec les services du ministère de la Santé publique et de la Prévention. Cette coopération vise notamment à identifier les zones prioritaires et à organiser les interventions techniques nécessaires.

Ils devront également faciliter l’accès des équipes sanitaires aux établissements et prendre les dispositions utiles pour le bon déroulement des opérations. Le ministère demande que la continuité des activités pédagogiques, scientifiques et de formation soit préservée autant que possible.

La circulaire est destinée aux recteurs des académies, aux présidents des universités publiques et privées, aux directeurs généraux des instituts supérieurs et grandes écoles, au directeur général du Centre national de recherche pour le développement, ainsi qu’aux directeurs des centres de formation technique et professionnelle.