Dans une déclaration faite ce jeudi à N’Djamena au nom du Ministre de la Santé publique et de la Prévention, le Directeur général du Ministère, Dr Yam-madji Aliace Djitaingar, a souligné l’importance croissante des MNT au Tchad. Diabète, hypertension, cancer, goutte, insuffisance rénale et maladies cardiovasculaires touchent désormais différentes catégories de la population et représentent une part importante des admissions dans les structures sanitaires.« Tout patient, partout au Tchad, a droit à des soins sûrs et de qualité », a déclaré le Directeur général, rappelant que la prise en charge des maladies chroniques expose les patients à plusieurs risques, notamment la non-observance des traitements, les ruptures de médicaments, les erreurs de prescription, les infections liées aux soins et les défauts de suivi.
Selon le Ministère, une prise en charge insuffisamment sécurisée peut entraîner des complications graves et durables, telles que l’amputation, le recours à la dialyse ou le décès. Pour répondre à ces risques, le Ministère annonce quatre axes d’intervention. Le premier concerne la sécurisation du parcours de soins, avec la généralisation du « dossier patient unique » et des protocoles nationaux de prise en charge des MNT dans les structures sanitaires.
Le deuxième axe porte sur la sécurisation de l’approvisionnement en médicaments essentiels. Le Ministère prévoit de renforcer la Centrale pharmaceutique d’achat et le circuit d’approvisionnement afin d’assurer une disponibilité continue des médicaments destinés aux patients atteints de maladies chroniques.
Le troisième axe vise le renforcement des compétences des professionnels de santé. « 500 agents de santé seront formés à la gestion sans risque du diabète et de l’hypertension, à l’éducation thérapeutique, à la prévention du pied diabétique et autres », a annoncé Dr Yam-madji Aliace Djitaingar.
Le quatrième axe concerne l’implication des patients dans leur propre sécurité. Le ministère prévoit notamment la mise en place de carnets d’auto-suivi pour les malades chroniques et le renforcement de l’éducation thérapeutique dans les formations sanitaires. « La sécurité se construit avec le patient », a insisté le Directeur général, appelant les personnes vivant avec une maladie chronique à mieux connaître leur traitement et à poser des questions sur leur prise en charge.
Le Ministère appelle également les partenaires du secteur de la santé à renforcer leur soutien à la lutte contre les MNT et à la sécurisation des soins. Les communautés sont, elles aussi, invitées à contribuer à la sensibilisation de la population sur les bonnes pratiques d’hygiène et les comportements alimentaires adaptés.
Aux professionnels de santé, Dr Yam-madji Aliace Djitaingar a demandé de maintenir la rigueur dans les prescriptions, le respect des protocoles et le suivi des patients. Aux patients et à leurs familles, il rappelle que « exiger des soins de qualité n’est pas un caprice mais un droit ».
À travers ces engagements, le Gouvernement réaffirme sa volonté de renforcer la sécurité des patients et la qualité de la prise en charge des maladies chroniques au Tchad. « La sécurité des patients n’est pas une option mais une obligation », a conclu le directeur général du ministère de la Santé publique et de la Prévention.

