La 36ᵉ édition de la Semaine nationale de la femme tchadienne (SENAFET) a été officiellement lancée ce 1er mars à Moundou, dans une atmosphère à la fois solennelle et festive. La cérémonie, présidée par la Ministre d’État en charge de la Femme et de la Petite Enfance, Kitoko Gata Ngoulou, a rassemblé les responsables déconcentrés de l’État, les élus locaux, ainsi que des leaders d’opinion et d’organisations de la société civile. Des délégations venues du Moyen-Chari et du Logone Oriental ont également pris part à l’événement.


Dans son allocution, la Présidente du comité d’organisation, Dion-Ouman Lelmbaye Régine, a mis en avant la portée symbolique de cette semaine : « La SENAFET, plus qu’une semaine, est un symbole de lutte et d’espoir. Elle exprime la lutte silencieuse des femmes dans les champs, dans les marchés, dans les écoles, dans les foyers et dans les espaces de décision. »
Le Délégué général du gouvernement auprès de la province du Logone Occidental, Dago Yacoub, a souligné le caractère particulier de cette édition : « Cette édition de la SENAFET est spéciale, car elle est marquée par des innovations de tout bord qui dépassent le cadre d’une simple semaine nationale de la femme. Elle s’inscrit dans la dynamique du Plan national de développement, «Tchad Connexion 2030. »
Prenant la parole, la Ministre Kitoko Gata Ngoulou a rappelé les défis persistants :« Malgré ces progrès, la Tchadienne continue de faire face à de nombreux défis, notamment en matière d’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi, à la terre, à la participation politique, ainsi qu’au chômage et au sous-emploi. »
Elle a ajouté : « Cette précarité économique affecte de manière disproportionnée les femmes et les enfants, en particulier les jeunes femmes. »
Avant d’inviter les femmes à poursuivre la lutte dans la solidarité et la persévérance.Les femmes disposent d’une semaine pour passer au peigne fin les défis auxquels elles font quotidiennement face et formuler des recommandations concrètes afin de pallier ces problèmes souvent récurrents.

