À Ati, chef-lieu de la province du Batha, les perturbations des réseaux de téléphonie mobile Airtel et Moov compliquent fortement le quotidien des habitants. Une situation préoccupante qui impacte aussi bien la communication que les activités économiques locales.
Ati, chef-lieu de la province du Batha, vit au rythme des frustrations liées à la mauvaise qualité des réseaux de téléphonie mobile Airtel et Moov. Chaque jour, de nombreux usagers dénoncent des coupures d’appels intempestives, des communications impossibles, des correspondants injoignables ainsi que des SMS non transmis.
À l’ère du numérique, où la communication est devenue essentielle, ces dysfonctionnements engendrent non seulement des incompréhensions, mais aussi des pertes économiques importantes. Les petites et moyennes entreprises, déjà fragilisées par le contexte économique, subissent de plein fouet les conséquences d’une connectivité défaillante.
Selon Basso Bardene, un client rencontré sur place, la qualité des réseaux laisse fortement à désirer. Il estime que cette situation est source de tensions au sein des foyers et dans la société en général.
Un autre usager dénonce une forme d’arnaque, affirmant ne pas pouvoir utiliser ses forfaits avant leur expiration.
Du côté des revendeurs et agents, les répercussions sont également visibles. « Nos activités tournent au ralenti et notre chiffre d’affaires chute considérablement », confie Mbatnan Herman.
Même son de cloche chez Christian Soti, gérant d’un cybercafé : « Nous n’arrivons pas à joindre nos clients après avoir effectué les services qu’ils demandent », déplore-t-il.
Dans les rues animées d’Ati, les discussions tournent désormais autour de ces difficultés liées aux réseaux mobiles. Le téléphone, devenu un outil indispensable de communication et de survie économique, ne remplit plus pleinement son rôle.
Face à cette situation, les populations lancent un appel pressant aux opérateurs Airtel et Moov afin de trouver des solutions durables. Car tant que ces dysfonctionnements persistent, c’est toute une province qui en paie le prix.

