Le Syndicat des enseignants du Tchad (SET), section de N’Djamena, durcit le ton à l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027. Lors d’un point de presse tenu ce lundi 17 août à l’école du centre, son Secrétaire général, Abdelkadre Djibia, a dressé un bilan critique de l’année scolaire 2025-2026 et adressé un ultimatum au Gouvernement.
La section provinciale du SET estime que les enseignants ont fait preuve d’un « patriotisme exemplaire » malgré « la précarité extrême, les privations et les coupures de salaires », contribuant ainsi, selon elle, à la sauvegarde de l’année scolaire 2025-2026.
Le syndicat dénonce toutefois l’attitude du gouvernement, qu’il accuse de « mépris, de répression et de déni de parole ». Il lui reproche notamment de ne pas avoir respecté le chronogramme de 45 jours arrêté pour parvenir à la mise en œuvre du décret n°2850 portant statut particulier des enseignants.
Le SET de N’Djamena déplore également le non-respect de l’échéance du 6 juin 2026, initialement retenue pour la signature du protocole d’accord relatif à l’application dudit décret.
Face à cette situation, le syndicat formule trois principales revendications : le versement immédiat et sans condition du demi-salaire retenu au mois de février dernier, la signature sans délai du protocole d’accord portant sur l’application intégrale du décret n°2850, ainsi que la levée du moratoire sur les autorisations d’étude.
Le Secrétaire général du SET de N’Djamena prévient que l’absence de réponse favorable du Gouvernement dans un « bref délai » pourrait compromettre la rentrée scolaire 2026-2027.
« La balle est désormais dans le camp du Gouvernement », a prévient Abdelkadre Djibia, qui appelle par ailleurs les enseignants à rester « mobilisés, vigilants et solidaires ».
À travers cette sortie, le SET de N’Djamena entend ainsi maintenir la pression sur les autorités et obtenir des réponses concrètes à ses revendications avant le démarrage de la nouvelle année scolaire.

