Le Bureau exécutif national du Syndicat des enseignants du Tchad (SET) a décidé de suspendre, à compter du 22 septembre 2026 et jusqu’à nouvel ordre, le bureau de la section SET de N’Djaména. Dans un acte de suspension référencé N°00//SET/BEN/SG/26, le Bureau exécutif national invoque notamment le « non-respect de la voie hiérarchique dans la conduite des affaires syndicales », ainsi que le non-respect des statuts et du règlement intérieur du syndicat.
Le Bureau exécutif national reproche également au bureau provincial d’avoir pris des initiatives et mené des actions revendicatives en lieu et place de l’instance nationale. Selon l’acte de suspension, ces initiatives auraient suscité un mécontentement parmi les militants et fait craindre une division au sein du syndicat. La décision s’appuie sur les articles 40 et 43 du règlement intérieur du SET. Elle interdit par ailleurs toute activité syndicale au bureau suspendu et prévoit des mesures disciplinaires à l’encontre de tout contrevenant.
La section provinciale de N’Djaména rejette la décision
Au lendemain de cette suspension, les membres des différentes cellules du SET de N’Djaména se sont réunis en assemblée générale d’urgence, ce mercredi 23 septembre. À l’issue de la rencontre, les participants ont rejeté la décision du Bureau exécutif national et réaffirmé leur soutien au bureau provincial. « Si y a à suspendre ou à blâmer, ce sont les conseillers provinciaux qui doivent suspendre ou avertir le bureau provincial. Cette note est caduque. Nous avons appris cette suspension sur les réseaux sociaux. Nous leur disons qu’elle est caduque et la rejetons parce qu’elle ne respecte pas les textes du SET », a déclaré le secrétaire général du bureau provincial de N’Djaména, Abdelkadre Djibia.
Les cellules affirment vouloir poursuivre la défense des intérêts des enseignants de la capitale. Elles demandent également la démission du Bureau exécutif national du SET et appellent les autres sections du syndicat à leur apporter leur soutien.
Soliri Charlotte

