• 16 septembre 2026
  • N'Djamena

Bongor : le SWEDD+ forme les acteurs locaux à la gestion numérique des plaintes

Bongor : le SWEDD+ forme les acteurs locaux à la gestion numérique des plaintes

À Bongor, dans la province du Mayo-Kebbi Est, le Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (SWEDD+) a organisé, ce mardi 15 septembre 2026, un atelier de formation dans la salle multimédia de l’ONAPE. La rencontre porte sur l’utilisation de l’application du projet par les membres des comités de gestion des plaintes. L’objectif est de faciliter l’enregistrement, le suivi et le traitement des plaintes dans la zone d’intervention du projet, qui couvre huit provinces. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Délégué général du gouvernement auprès de la province du Mayo-Kebbi Est, Goukouni Sidimi.

Renforcer les compétences des acteurs locaux dans l’utilisation de l’application numérique du projet SWEDD+ pour collecter, documenter et traiter les plaintes sur le terrain. C’est l’objectif de cet atelier de formation organisé à Bongor.

La rencontre vise notamment à améliorer les mécanismes de prévention, de détection et de réponse face aux violences faites aux femmes et aux jeunes filles, considérées comme des violations des droits humains.

Durant la formation, les participants sont appelés à maîtriser le manuel de gestion des plaintes et à renforcer leurs connaissances sur les notions essentielles liées au genre.

Pour le chef de mission, Allarassem Roger, spécialiste en sauvegarde sociale, cet atelier permet également de faire le point sur les activités réalisées par le projet SWEDD+ au cours des trois derniers mois.

« Trois chantiers forts ont été conduits au cours des trois derniers mois : la restructuration des comités de gestion des plaintes, le développement de l’application numérique, qui remplace désormais le registre papier et les tableaux dispersés, ainsi que la formation des utilisateurs, qui a commencé depuis la semaine dernière avec les participants de nos provinces. Une première session s’est tenue à Abéché, dans le Ouaddaï, et celle de Bongor regroupe les participants des huit provinces restantes », a expliqué le chef de mission.

Il précise que le programme de la formation est essentiellement pratique : « Il est délibérément conçu pour vous permettre de manipuler vous-mêmes l’application. Vous apprendrez à naviguer dans l’application, à comprendre le rôle et le profil de chaque utilisateur, à enregistrer correctement une plainte, y compris une plainte sensible, avec les informations mises à jour, ainsi qu’à assurer sa clôture dans le délai prévu. »

Ouvrant officiellement les travaux, le délégué général du gouvernement auprès de la province du Mayo-Kebbi Est, Goukouni Sidimi, a souligné l’importance des initiatives en faveur des femmes et des jeunes filles.

Il a appelé les participants à faire preuve d’assiduité et de rigueur dans l’enregistrement et le traitement des plaintes, avant de leur souhaiter plein succès dans leurs travaux.

« Je vous invite à l’assiduité pendant les deux jours de formation, car le délai est très court, à la rigueur dans l’enregistrement des plaintes et à l’exigence dans les résultats. En terminant mes propos, je voudrais exprimer ma gratitude aux plus hautes autorités, à la Banque mondiale pour son appui constant, ainsi qu’au coordonnateur national pour avoir mobilisé, à travers ce projet, des moyens conséquents, avec des orientations stratégiques claires et un management rationnel, afin de bâtir des communautés résilientes, capables de faire face aux crises et de s’adapter aux aléas climatiques », a déclaré Goukouni Sidimi.

À l’issue de cette formation, les participants devront maîtriser l’utilisation de l’application et être capables d’enregistrer, de suivre et de traiter efficacement les plaintes signalées sur le terrain.

La formation doit ainsi permettre aux acteurs locaux de disposer de compétences pratiques pour améliorer le mécanisme de gestion des plaintes et renforcer la protection des femmes et des jeunes filles.