• 4 août 2026
  • N'Djamena

Audiences présidentielles : le Cabinet civil répond aux accusations du député Takilal N’Dolassem

Audiences présidentielles : le Cabinet civil répond aux accusations du député Takilal N’Dolassem

Le Cabinet civil du Président de la République rejette les accusations de monnayage des audiences présidentielles formulées par le Député Takilal N’Dolassem. Dans un communiqué publié ce 3 août 2026, il affirme que les demandes d’audience adressées au Chef de l’État suivent une procédure administrative encadrée.

J’ai déposé 17 demandes d’audiences, mais les gens ont refusé

À l’origine de cette réaction, une déclaration du député publiée sur sa page Facebook le 30 juillet 2026. Dans une vidéo, Takilal N’Dolassem affirme avoir adressé plusieurs demandes d’audience au Président de la République sans obtenir de suite favorable. « J’ai déposé 17 demandes d’audiences, mais les gens ont refusé d’accepter mes demandes et disent que je dois verser 5 millions de francs CFA », a-t-il déclaré, ajoutant : « Ce n’est pas grave, je m’adresserai à toi à travers ce canal ».

Député Takilal N’Dolassem

En réponse à ces accusations, le Cabinet civil précise que « les demandes d’audience adressées au Chef de l’État sont soumises à une procédure administrative claire, transparente et rigoureusement encadrée ». Il indique que ces demandes sont d’abord examinées par le Cabinet avant d’être soumises à la décision du Chef de l’État et que leur dépôt « ne vaut ni acceptation ni programmation d’une audience ».

Aziz Mahamat saleh, Ministre Directeur de cabinet de Chef de l’État

Le Cabinet civil affirme par ailleurs que les accusations du député sont « infondées » et évoque un « prétendu monnayage des audiences présidentielles par des collaborateurs du Chef de l’État ». Selon le communiqué, « la demande d’audience de l’intéressé avait été approuvée pour sa programmation par le Chef de l’État le 27 juillet 2026 », soit avant la publication des accusations sur les réseaux sociaux.

Face à ces déclarations, le Cabinet civil indique se réserver « le droit d’engager toute action judiciaire appropriée », estimant que ces propos portent atteinte « à l’honneur des collaborateurs du Chef de l’État et à la crédibilité des institutions de la République ».