Dans un souci de transparence et d’efficacité, le Ministère des Finances, du Budget, de l’Économie et du Plan a organisé, à l’hôtel de l’Amitié de N’Djamena, un atelier régional de cinq jours dédié à l’élaboration de manuels de procédures et du cahier des charges techniques pour la mise en place d’un outil de croisement automatisé des données fiscales.
Réunissant des experts venus de plusieurs pays de la sous-région ainsi que des hauts responsables de l’administration fiscale tchadienne, cet atelier s’inscrit dans le cadre des réformes en cours pour moderniser la gestion des finances publiques. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Ali Djadda Kampard, Secrétaire d’État aux Finances et au Budget.
Organisé dans un contexte de transformation de l’administration publique, le séminaire a permis aux participants d’échanger sur les enjeux liés à la gestion des données fiscales et d’élaborer des stratégies concrètes en vue de renforcer la transparence fiscale. L’instauration d’un mécanisme de croisement automatisé permettra notamment une vérification rigoureuse des déclarations fiscales, un meilleur ciblage des contrôles, et contribuera à l’assainissement des finances publiques.

Présent à l’ouverture des travaux, René Ossa, économiste principal au Département des finances publiques du Fonds monétaire international (FMI), a salué l’initiative tchadienne. Selon lui, « une administration fiscale efficace et transparente constitue un levier essentiel pour le développement économique et social du Tchad et de l’ensemble de la sous-région ».
Durant les cinq jours de travaux, les participants prendront part à des sessions de formation, des groupes de travail thématiques ainsi que des présentations animées par des experts internationaux. Ce séminaire traduit la volonté commune des États de la région de mutualiser leurs efforts pour améliorer la mobilisation des ressources publiques, un préalable indispensable à la mise en œuvre des politiques de développement durable.
Golbika Monique

