À la suite d’une forte pluie estimée à 49 mm par l’antenne locale de l’ANADER, tombée avant-hier sur Mao, chef-lieu de la province du Kanem, les conséquences ne se sont pas fait attendre. Les ravins déjà présents dans plusieurs quartiers se sont brutalement élargis, rongeant les sols et menaçant les habitations ainsi que les infrastructures environnantes.
Face à la situation, les riverains, partagés entre inquiétude et résilience, tentent de limiter les dégâts avec les moyens du bord : sacs de sable, remblais de fortune et entraide communautaire. Ces efforts, bien que louables, restent insuffisants pour faire face à un phénomène aussi récurrent que destructeur.
La population en appelle à une intervention urgente des autorités compétentes et des partenaires techniques afin de contenir le ravinement, prévenir de nouveaux dégâts et protéger les zones à risque. Ce phénomène hydrologique, souvent sous-estimé, met en évidence la fragilité des sols de la région et l’urgence d’aménagements adaptés, notamment en période de fortes précipitations.

Heureusement, aucun dégât humain n’a été signalé malgré l’intensité de la pluie, une lueur d’espoir dans un contexte préoccupant. Par ailleurs, ces premières précipitations augurent d’une saison pluvieuse prometteuse. Une bonne nouvelle pour les agriculteurs et éleveurs, à condition que les infrastructures résistent et que des mesures préventives soient prises à temps.
Djidda, Correspondant

