• 6 mars 2026
  • N'Djamena

Tibesti : Le Délégué Général interdit les groupes d’autodéfense « Wangara » pour renforcer la sécurité

Tibesti : Le Délégué Général interdit les groupes d’autodéfense « Wangara » pour renforcer la sécurité

Le Général de Division Alifa Weddeye, Délégué Général du Gouvernement auprès de la province du Tibesti, a présidé une réunion de crise d’envergure ce lundi 7 juillet 2025 à Zouar, en convoquant l’ensemble des chefs traditionnels de la région. Étaient notamment présents : le Derdé, les chefs de cantons, les chefs de villages ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité.

L’objectif principal de cette rencontre est d’évaluer la situation sécuritaire dans les zones d’orpaillage, devenues ces derniers mois des foyers de tensions croissantes entre chercheurs d’or et populations locales. À cet égard, le Général Weddeye a exprimé sa vive inquiétude face à la recrudescence des actes de violence, en grande partie alimentée par l’existence de groupes armés non officiels.

C’est dans ce contexte que le Délégué Général a pris une décision ferme : l’interdiction immédiate et sans condition des activités des comités d’autodéfense communément appelés « Wangara ». Selon lui, ces groupes échappent à tout contrôle institutionnel et contribuent fortement à l’escalade des conflits dans la province. « Aucune sécurité ne peut être durable en dehors du cadre légal de l’État », a-t-il martelé, tout en insistant sur le fait que seules les forces de défense et de sécurité dûment mandatées sont autorisées à maintenir l’ordre public. Par ailleurs, cette mesure vise à restaurer l’autorité de l’État et à prévenir l’implantation de structures parallèles de sécurité, généralement responsables de dérives violentes. Dans cette perspective, un appel à la responsabilité collective a été lancé aux autorités traditionnelles, afin qu’elles relaient et fassent respecter cette décision dans leurs localités respectives.

Enfin, la réunion marque un tournant dans la stratégie sécuritaire du Tibesti, où le gouvernement entend reprendre le contrôle des zones sensibles et, à terme, instaurer l’autorité de l’État afin de contribuer à asseoir un climat de paix durable dans la province.