Dans le cadre d’une vaste opération de régularisation menée en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), des milliers d’enfants non enregistrés à l’état civil ont obtenu un acte de naissance dans les provinces de l’Ennedi Est et de la Tandjilé. Cette initiative cible les élèves du préscolaire au cours moyen et vise à garantir à chaque enfant un accès équitable à l’éducation, aux soins de santé et à la protection contre toutes formes d’abus.
Hamid Djoroua Bachar, chef de centre de l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANATS) à Amdjarass, a précisé que cette campagne s’inscrit dans le cadre de la réforme nationale de l’état civil, laquelle repose désormais sur la digitalisation. « Le droit à une existence légale commence par l’acte de naissance, un document fondamental qui établit l’identité et la filiation de tout citoyen », a-t-il rappelé.
Selon le Dr Hans de Marie Hevngoup, la première phase de l’opération, conduite entre 2024 et début 2025, a permis la délivrance de 53 000 actes de naissance. Une seconde phase, prévue pour 2025-2026, vise l’établissement de 50 000 actes supplémentaires. Elle sera accompagnée d’activités de sensibilisation, de renforcement juridique et de mobilisation des acteurs locaux et internationaux.

Pour sa part, Taryanouba Benjamin a mis en lumière l’urgence de renforcer les campagnes de sensibilisation afin de promouvoir une véritable culture de la déclaration à l’état civil. Il insiste sur le rôle crucial de l’éducation et de l’information dans ce processus. À travers cette opération, les autorités tchadiennes et leurs partenaires entendent prévenir les risques de marginalisation et garantir les droits fondamentaux des enfants. Elle constitue une avancée majeure vers un système d’état civil inclusif et moderne.
Abdoussamat Mahamat Djouma

