Au-delà des questions de paix et de vivre-ensemble, c’est un message d’alerte qui a marqué la conférence-débat organisée ce lundi à Sarh par le Conseil National de la Jeunesse du Tchad (CNJT). Face aux jeunes du Moyen-Chari, le Président national de l’organisation, M. Abakar Al-Amine Dangaya, a dénoncé certaines pratiques qui, selon lui, fragilisent dangereusement la jeunesse tchadienne. « Nous jeunes, sommes de nos en train d’aller vers une voie qui ne devrait pas être prise. Parce que nous sommes en train de nous auto-détruire par beaucoup de choses(…) et surtout l’alcool frelaté mais aussi d’autres produits psychotropes », a alerté le président national du CNJT.
Cette déclaration intervient dans le cadre de la tournée nationale conduite par le Président du CNJT, destinée à renforcer le dialogue avec les jeunes et à promouvoir leur engagement en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la citoyenneté.
Réunis ce 14 septembre au Palais des Arts et de la Culture Ngarta Tombalbaye autour du thème « La diversité, le vivre-ensemble et la promotion de la citoyenneté », les participants ont échangé sur la responsabilité de la jeunesse dans la préservation de la paix et le renforcement du tissu social.
La rencontre, tenue en présence du Délégué provincial de la Jeunesse et des Sports, M. Bassou Rakhis Serge, et du Coordonnateur provincial du CNJT, M. Guedallah Hisseine Kalami, a également permis d’aborder les difficultés qui affectent la jeunesse. Chômage, accès à l’emploi, opportunités économiques et insertion socioprofessionnelle ont été évoqués par les participants.

Pour le CNJT, les défis auxquels la jeunesse est confrontée ne sont pas uniquement économiques. Les comportements à risque, notamment la consommation d’alcools frelatés et d’autres substances psychotropes, constituent également un enjeu majeur.
À Sarh, le message du président national se veut donc un appel à la prise de conscience et à la responsabilité. La jeunesse, principale force vive du pays, est appelée à se détourner des pratiques susceptibles de compromettre son avenir et à devenir davantage actrice de la paix, du développement et de la cohésion sociale.
Nadjilem Adolphe, Correspondant

