• 13 mai 2026
  • N'Djamena

Moundou : volte-face du Maire adjoint après des accusations de détournement de fonds

Moundou : volte-face du Maire adjoint après des accusations de détournement de fonds

Un important rebondissement est intervenu ce 12 mai à la Mairie de Moundou, dans un contexte de crise ouverte entre responsables municipaux. L’affaire, qui oppose plusieurs élus autour de la gestion des recettes communales, a connu son premier dénouement judiciaire devant le tribunal de grande instance de la ville.

Tout est parti du 5 mai dernier, lorsque le Maire Adjoint Dionkeye Hubert a animé un point de presse au cours duquel il a dénoncé de présumés détournements portant sur plus de 93 millions de francs CFA issus des recettes d’affermage du sésame, ainsi que près de 22 millions de cotisations sociales impayées à la Caisse nationale de prévoyance sociale. Le Trésorier général Goukouni Sani avait, pour sa part, renvoyé toute responsabilité vers le Maire titulaire Djékaoussem Elon Bondo, lequel a contesté ces allégations.

Saisi du dossier, le Trésorier général Goukouni Sani a engagé une action en justice contre le Maire Adjoint Dionkeye Hubert devant le tribunal de grande instance de Moundou, qu’il a remportée, selon des sources proches du dossier. Ces dernières indiquent que les accusations ne reposeraient que sur des rumeurs, exposant ainsi l’auteur des déclarations à des poursuites judiciaires, sauf retrait de ses propos.

Dans ce contexte, le maire adjoint a effectué, ce 12 mai, une volte-face lors d’une déclaration tenue en présence du maire titulaire, du trésorier et de plusieurs responsables administratifs. Devant la presse locale, il est revenu sur ses accusations, affirmant que « le trésorier n’avait pas détourné les fonds de la commune comme précédemment indiqué », et appelant à « enterrer la hache de guerre ».

De son côté, Goukouni Sani maintient sa position initiale et rejette toujours les accusations portées contre lui. Si une réconciliation semble désormais actée au sein de l’exécutif communal, les interrogations autour des montants évoqués restent, pour l’heure, sans clarification officielle.

Dingaorané Stephane, Correspondant