• 24 avril 2026
  • N'Djamena

Société : le nouveau Bureau d’état civil de l’ANATS à Moundou peine à atteindre ses objectifs

Société : le nouveau Bureau d’état civil de l’ANATS à Moundou peine à atteindre ses objectifs

Installé au sein du Centre chirurgical adventiste de Moundou, le Bureau d’état civil mis en place par l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANATS), en partenariat avec l’Union européenne, rencontre des difficultés à fonctionner à plein régime. Huit mois après son ouverture, le dispositif n’a pas encore atteint les objectifs escomptés.
Plusieurs facteurs expliquent cette situation. D’abord, certains parents ignorent l’existence même du bureau.

Ensuite, une confusion fréquente persiste entre le centre d’état civil et le centre chirurgical qui l’abrite. À cela s’ajoute le retard dans la validation des actes de naissance, constituant un frein supplémentaire pour les usagers.
Pourtant, le service reste opérationnel. « Nous enregistrons parfois huit à neuf enfants par jour et, depuis sa création, nous avons enregistré 652 enfants », indique Madjinodji Solange, agent responsable du centre. Un chiffre jugé insuffisant au regard du potentiel démographique de la ville. Elle souligne par ailleurs la simplicité de la procédure : « Chez nous, déclarer la naissance d’un enfant est très facile. Il suffit de fournir le nom, la date et le lieu de naissance de l’enfant, ainsi que les noms, dates et lieux de naissance et les fonctions des parents ».

Le service concerne les enfants de zéro à trois mois. L’enregistrement permet à l’État de disposer de données fiables sur la natalité et facilite l’établissement de la carte nationale d’identité dès l’âge de 18 ans. L’acte de naissance constitue également un document essentiel pour accéder à d’autres services administratifs.

Une campagne de sensibilisation est annoncée d’ici mars, visant non seulement Moundou mais également les localités environnantes, afin d’encourager les parents à accomplir cette démarche citoyenne.