Le projet de bitumage de la route Laï–Djouman, long de plus de 60 kilomètres, lancé il y a plusieurs années, poursuit progressivement son évolution. Si l’ensemble du tracé n’est pas encore entièrement transformé, des avancées significatives sont déjà visibles sur certains tronçons, notamment à l’entrée de la ville de Laï.

Du secteur de l’hôpital provincial jusqu’à la station-service, les travaux réalisés ont déjà profondément modifié le paysage urbain. De jour comme de nuit, ces premiers aménagements témoignent de l’évolution du chantier et suscitent un regain d’espoir au sein des populations locales.
Pour les riverains, cette route représente bien plus qu’un simple axe de circulation. Elle constitue un levier stratégique pour le désenclavement, la dynamisation économique et l’amélioration durable des conditions de vie. Un habitant de Laï se félicite des progrès observés :« La ville de Laï est en train de grandir, c’est une bonne chose. Je remercie la société chargée de la construction et je souhaite que cette route soit bitumée jusqu’à Djouman. Ainsi, nous serons véritablement désenclavés. Un autre riverain, tout en saluant l’évolution des travaux, appelle à plus de célérité :« Les travaux avancent, mais je souhaite qu’ils s’accélèrent. Quand on arrive à Laï, on sent qu’on est dans la capitale de l’or blanc. Avec la construction de cette route, on voit le sourire sur le visage de la population. »
L’adage « là où passe la route, passe aussi le développement » semble ainsi prendre tout son sens à Laï. Les populations nourrissent l’espoir que cette dynamique aboutira, à terme, au désenclavement effectif de la ville, chef-lieu de la province de la Tandjilé.
Très attendu depuis de longues années, ce projet demeure un enjeu majeur pour la mobilité, le commerce, l’intégration territoriale et le développement socio-économique de toute la région.

