• 6 mars 2026
  • N'Djamena

À Mao, l’ANATS renforce les capacités des officiers et agents d’état civil

À Mao, l’ANATS renforce les capacités des officiers et agents d’état civil

Ce mardi, le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Kanem, le Général Asseif Mahamat Assouni, a procédé à l’ouverture de l’atelier de formation des acteurs chargés de la mise en œuvre du système d’état civil dans la province du Kanem. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives et locales.

Cette initiative, portée par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANATS), s’étendra sur trois jours. Elle vise à harmoniser les procédures conformément aux textes en vigueur, à améliorer la qualité et l’efficacité des services d’état civil, ainsi qu’à favoriser l’appropriation des innovations technologiques dans le cadre du processus de digitalisation de ce service.

Pour le Chef de mission de l’ANATS, Barkaï Wardougou Soumaine, de nombreux parents ne prennent conscience de l’importance de l’acte de naissance qu’à la fin du cycle fondamental de leurs enfants. Ce qui entrave, selon lui, les services sociaux de base et compromet la protection de ces enfants.

En lançant l’atelier, le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Kanem a rappelé que le gouvernement a engagé des réformes de son administration en général, et de son système d’état civil en particulier. Selon le Général Asseif Mahamat Assouni, l’état civil est le socle de l’identité juridique et sociale de tout individu. Il constitue un droit fondamental reconnu par les conventions internationales et les lois nationales. Il a également déploré la négligence des citoyens à se faire enregistrer à l’état civil, en dépit de sa disponibilité, de son accessibilité et de sa gratuité dès la naissance de l’enfant, alors que l’État tchadien et ses partenaires œuvrent pour que chaque individu dispose d’une identité juridique.

Cet atelier regroupe des sous-préfets, des agents des mairies et de la justice, ainsi que d’autres acteurs chargés de la mise en œuvre du système d’état civil, venus des six départements que compte la province du Kanem.

Djidda Oumar Mahamat, Correspondant