• 6 mars 2026
  • N'Djamena

Tchad : à Doba, les chefs coutumiers plaident pour la fin des conflits éleveurs-agriculteurs

Tchad : à Doba, les chefs coutumiers plaident pour la fin des conflits éleveurs-agriculteurs

La grande rencontre nationale des chefs coutumiers, traditionnels et des chefs de ferricks du Tchad s’est achevée ce samedi 1er novembre à Doba, chef-lieu de la province du Logone Oriental. Pendant deux jours, ces gardiens des us et coutumes ont échangé autour du thème : « Causes et conséquences des conflits éleveurs-agriculteurs : réflexion sur les pistes de solutions ». Un sujet d’une importance majeure dans un pays où les tensions intercommunautaires, notamment entre éleveurs et agriculteurs, continuent de fragiliser la cohésion sociale.

La cérémonie de clôture, présidée par le Délégué général du gouvernement auprès de la province du Logone Oriental, Toké Dady, s’est déroulée en présence des parlementaires, des conseillers provinciaux et de nombreuses personnalités locales. Les échanges ont permis de dégager des recommandations concrètes visant à renforcer la prévention des violences et à promouvoir la médiation traditionnelle, considérée comme un levier essentiel de la stabilité sociale et communautaire.

Un comité de suivi et d’évaluation sera prochainement mis en place pour assurer la mise en œuvre effective des résolutions issues de ces assises. Les chefs traditionnels, visiblement satisfaits, ont salué une initiative qu’ils qualifient d’historique. Ils se sont engagés à relayer sur le terrain les messages de tolérance, de dialogue et de pardon, dans l’esprit d’un Tchad uni et pacifique.

Dans son allocution de clôture, le Délégué général du gouvernement Toké Dady a félicité les participants pour la qualité des travaux et les a exhortés à assumer pleinement leurs responsabilités. « Vous ne devez pas laisser traîner votre chefferie », a-t-il martelé, invitant chacun à traduire les décisions prises en actions concrètes.

Pour Toké Dady, la paix demeure possible si chaque Tchadien apprend à gérer ses différends avec sagesse et ouverture. Ces assises, a-t-il souligné, constituent un tournant décisif pour la consolidation du vivre-ensemble, non seulement dans le Logone Oriental, mais dans tout le pays.

Dingaorané Stephane, Correspondant