Dans le village Gourbiti, situé dans la sous-préfecture de Baro, un groupement de jeunes baptisé GODOLFA se distingue par une initiative ambitieuse et porteuse d’espoir : le sarclage collectif d’un champ de mil, dans le cadre de leurs travaux champêtres.
Cette activité agricole, loin d’être anodine, s’inscrit dans une dynamique de lutte contre l’exode rural. Face à la migration massive des jeunes vers les grandes villes en quête d’opportunités économiques, cette poignée de jeunes a choisi de rester et d’agir localement, en misant sur la terre comme moteur de développement.
Selon Souleymane Gognogom, président du groupement GODOLFA, le constat est alarmant : « Nous avons observé que de nombreux jeunes quittent Gourbiti pour tenter leur chance ailleurs. Pourtant, avec la mise en valeur de nos terres agricoles, nous pouvons créer des opportunités ici-même. Ce champ communautaire est une réponse concrète à ce défi. »
Le champ commun, fruit d’un effort collectif, vise à renforcer l’autosuffisance alimentaire tout en cultivant un esprit de solidarité entre les membres. Il permettra aussi, selon les responsables, d’alléger certaines charges familiales et de créer des perspectives économiques locales.
Dans leur plaidoyer, ces jeunes appellent le gouvernement et les ONG à les soutenir en leur fournissant des outils agricoles adaptés. Ce soutien, disent-ils, leur permettrait d’augmenter leur rendement et de faire de l’agriculture un véritable levier de développement durable pour la localité.
Bechir Badjoury Abbanou, Correspondant

