À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Tchad, le Parti Réformiste a fait une déclaration dans laquelle il dresse un bilan critique de la situation politique, économique et sociale du pays. Le parti estime que, 66 ans après l’indépendance, le Tchad traverse « une crise multidimensionnelle » qui touche plusieurs secteurs. Il évoque notamment la pauvreté, la hausse du coût de la vie, le chômage des jeunes, l’insécurité et les inquiétudes liées aux libertés publiques.
Revenant sur l’arrivée au pouvoir du Président Mahamat Idriss Déby Itno, le Parti Réformiste affirme que les attentes de rupture et de réformes institutionnelles exprimées à l’époque restent, selon lui, « largement insatisfaites ». Il dénonce notamment « la concentration du pouvoir, la faiblesse des contre-pouvoirs, la mauvaise gouvernance », ainsi qu’une gestion qu’il juge éloignée des aspirations de la population.
Sur le plan politique, le parti appelle le Chef de l’État à « œuvrer à l’apaisement du climat politique » et demande « la libération des prisonniers politiques et de toutes les personnes injustement détenues ». Il cite notamment le Président des Transformateurs, Dr Succès Masra, ainsi que des responsables de partis membres du GCAP. Pour le Parti Réformiste, une telle mesure contribuerait à « la paix, la réconciliation nationale et la décrispation du climat politique ». Il plaide également pour « un dialogue sincère, global, inclusif, dynamique et transparent » entre les différentes forces vives de la nation.
Le parti met par ailleurs en garde contre les conséquences d’une poursuite de la gouvernance actuelle sans réformes profondes. Il évoque notamment le risque d’une aggravation de la crise économique, sociale et politique, d’une perte de confiance dans les institutions et d’une augmentation du départ des Tchadiens vers l’étranger.
Dans sa déclaration, le Parti Réformiste appelle enfin les jeunes, les femmes, les travailleurs, les intellectuels, les paysans ainsi que les responsables communautaires et politiques à « s’unir autour d’un même objectif » : une alternance démocratique, la restauration de l’État de droit et la réforme des institutions.

