Dans le cadre de son engagement en faveur de la modernisation de la gouvernance publique, le Projet d’Appui au Parlement et aux Processus Électoraux (PAPPE) mise sur la digitalisation des archives. C’est dans cette optique qu’un atelier de formation s’est tenu, ce 6 août dernier à l’hôtel de l’Amitié à N’Djamena, à l’intention des archivistes et informaticiens parlementaires.
L’objectif de cet atelier est d’outiller efficacement les participants sur les fondamentaux, les enjeux et les exigences techniques liés à la gestion électronique des archives, une étape essentielle dans la modernisation du système documentaire au sein du Parlement. Au-delà de l’appui au processus électoral, cette initiative vise à renforcer durablement les capacités institutionnelles et techniques des acteurs clés de la démocratie.
Parmi les institutions bénéficiaires figurent le Parlement, la Cour suprême, le Conseil constitutionnel, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), la Haute autorité des médias et de l’audiovisuel (HAMA), la Cour des comptes (CT), ainsi que plusieurs organisations de la société civile. Pour le PAPPE, ces entités représentent les piliers de l’État et détiennent un patrimoine documentaire stratégique qu’il convient de préserver, de sécuriser et de valoriser.
Dans un monde de plus en plus numérisé avec la civilisation du digital, assurer l’accessibilité, la sécurité et la pérennité des archives devient une exigence incontournable. C’est ce qu’a souligné Madjiguène Thiam, coordinatrice du projet PAPPE, en s’adressant aux participants :« À la fin de cette formation, vous devrez acquérir une connaissance approfondie des exigences organisationnelles, techniques et juridiques encadrant un système d’archivage électronique. »
Elle a également insisté sur la nécessité de sensibiliser les institutions à leurs responsabilités :« Il sera essentiel de sensibiliser à la responsabilité et aux engagements que cette transition implique pour chaque institution. »
Même son de cloche du côté de l’Assemblée nationale. Fatima Karima Hadjaro, 2ᵉ secrétaire générale adjointe, a rappelé que les archives représentent la mémoire et le patrimoine des institutions. Elles garantissent, selon elle, la transparence, la continuité institutionnelle et la transmission de l’histoire, d’où l’urgence de repenser leur gestion à l’ère du numérique.
En initiant un tel atelier, le PAPPE entend permettre aux acteurs impliqués notamment le personnel des services d’archives et les informaticiens de se familiariser avec les concepts clés. Il s’agit, d’une part, de leur faire comprendre les enjeux stratégiques liés à la gestion documentaire, et d’autre part, de leur permettre de maîtriser les préalables techniques indispensables à la mise en place d’un système de gestion électronique des archives à la fois moderne, sécurisé et pérenne.

