À travers une déclaration ferme rendue publique ce 19 mars 2026 à N’Djaména, la Coordination des associations de la société civile et de défense des droits de l’homme ( CASCIDHO ) a exprimé son indignation et sa vive condamnation à la suite d’une attaque de drone survenue la veille dans la localité de Tiné, à la frontière avec le Soudan.
Selon la CASCIDHO cette frappe, attribuée à un drone “en provenance du Soudan”, aurait directement “visé des populations civiles”. Le bilan provisoire fait état de plusieurs “morts, dont des femmes et des enfants, ainsi que de nombreux blessés graves”. D’importants dégâts matériels ont également été signalés, accentuant la détresse des habitants de cette zone frontalière déjà fragilisée par le contexte sécuritaire régional.
Face à ce drame, la CASCIDHO dénonce une violation grave de l’intégrité territoriale du Tchad ainsi qu’une atteinte flagrante aux règles du droit international humanitaire. L’organisation rappelle que l’usage de drones militaires dans des zones civiles peut être assimilé à un crime de guerre, engageant la responsabilité de leurs auteurs.
Fidèle à sa mission de défense des droits humains, la plateforme annonce son intention de documenter minutieusement les faits et de poursuivre en justice les responsables identifiés, à tout moment et en toutes circonstances. La CASCIDHO appelle également les parties impliquées dans le conflit au Soudan à cesser immédiatement toute incursion ou attaque sur le territoire tchadien. Elle insiste sur la nécessité de respecter strictement l’espace aérien et l’intégrité territoriale du Tchad.
Elle apporte son soutien aux autorités tchadiennes, les encourageant à renforcer les mesures de sécurité pour protéger les populations civiles et prévenir de nouvelles attaques. Cet incident met en exergue les inquiétudes quant aux répercussions du conflit soudanais sur les pays voisins, notamment le Tchad, déjà confronté à des défis sécuritaires majeurs le long de ses frontières.
Soliri Charlotte

