Le Ministère de la Femme et de la Protection de la Petite Enfance, en partenariat avec les Nations Unies, a organisé ce jeudi 7 août 2025, à l’hôtel La Tchadienne, un atelier national de revue et de renforcement des capacités PESA (Prévention de l’Exploitation et des Abus Sexuels) au sein des institutions gouvernementales. Cet atelier, qui s’étendra sur trois jours, vise à renforcer les mécanismes de prévention des abus et exploitations sexuelles, particulièrement en milieu féminin.
Présidant la cérémonie d’ouverture, la Ministre d’État, Ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Kitoko Ngata Goulou, a souligné l’importance de cette rencontre dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre. « Cet atelier s’inscrit pleinement dans l’action gouvernementale visant à lutter contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux enfants », a-t-elle affirmé.

Les violences basées sur le genre, en particulier celles touchant les femmes et les enfants, demeurent une préoccupation majeure dans de nombreuses sociétés. C’est pourquoi cet atelier se veut un cadre de réflexion et d’action, réunissant les représentants des institutions étatiques afin de leur fournir les outils nécessaires pour répondre efficacement à ces défis. Pour Yewande Osarhieme Odia, cheffe du bureau de l’UNFPA au Tchad, « Cet atelier vise à poser les bases d’un nouveau pacte moral, politique et institutionnel pour une lutte résolue contre les violences basées sur le genre ». Au-delà du renforcement des capacités, l’objectif est également de favoriser un dialogue constructif entre les parties prenantes pour une meilleure coordination des actions. L’accent est mis sur la création d’un environnement institutionnel sûr, respectueux des droits humains et engagé dans la protection des personnes vulnérables.
Cette initiative représente une étape décisive vers un changement durable, à travers l’élaboration de politiques publiques plus inclusives et l’engagement renouvelé des autorités en faveur d’un Tchad plus équitable et plus sûr pour les femmes et les enfants. Les participants espèrent, à l’issue de ces travaux, faire émerger des recommandations concrètes pour renforcer la résilience des institutions et consolider les acquis en matière de prévention et de lutte contre les abus sexuels.
Golbika Monique

