Le paludisme connaît une recrudescence inquiétante à Pala. Les dernières pluies saisonnières ont favorisé la prolifération des moustiques, entraînant une augmentation notable des cas de cette maladie vectorielle.
Au pavillon des urgences, les patients affluent sans relâche. Le personnel soignant, débordé mais mobilisé, assure les premiers soins et oriente les malades selon la gravité des cas. « Les patients présentant des formes légères reçoivent une ordonnance et poursuivent leur traitement à domicile, tandis que ceux souffrant de formes sévères sont immédiatement hospitalisés », explique le Dr Adjorbel Ali, médecin urgentiste.
À la pédiatrie, la situation est encore plus alarmante. Les salles d’hospitalisation sont saturées, et de nombreux enfants en bas âge gémissent de douleur sur les lits disponibles. « Depuis le début du mois d’août 2025, nous enregistrons une hausse significative des cas, avec près de la moitié des patients nécessitant une hospitalisation », confie le Dr Dénéraloi Sylvie, médecin pédiatre.

Dans tous les services, les blouses blanches s’activent sans relâche : les consultations s’enchaînent, les analyses s’effectuent à un rythme soutenu, et le personnel tente de répondre à l’urgence croissante. Le Dr Abchide Ahmat Haroun, directeur de l’hôpital provincial de Pala, salue les efforts du gouvernement pour la prise en charge des populations vulnérables, notamment les enfants et les femmes enceintes, particulièrement exposés au paludisme.
Cependant, face à cette recrudescence, les autorités sanitaires rappellent que la prévention demeure la meilleure arme. Elles insistent sur la nécessité d’intensifier la sensibilisation, notamment en matière d’assainissement du cadre de vie et d’utilisation systématique des moustiquaires imprégnées, surtout pour les enfants.
Oumarou Abba, Correspondant

