La capitale tchadienne est, ces jours-ci, le centre des réflexions scientifiques africaines, avec la tenue des assises académiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), ouvertes dans le cadre de la 47ᵉ session du Comité Consultatif Interafricain (CCI). Cette session en présentiel offre aux éminents universitaires l’occasion d’examiner et d’évaluer les dossiers de candidature d’enseignants-chercheurs aspirant aux grades supérieurs dans leurs disciplines.
Ces chercheurs postulent notamment pour figurer sur les listes d’aptitude aux fonctions de maître-assistant, maître de conférences, professeur titulaire, ainsi qu’aux grades de chargé de recherche, maître de recherche et directeur de recherche. L’objectif est de distinguer l’excellence académique, valoriser le mérite scientifique et tracer des perspectives de carrière.
Mahamat Saleh Daoussa Haggar, président du comité d’organisation, a exprimé sa gratitude envers l’ensemble des acteurs ayant contribué à la réussite de cette session. Il a rappelé que le CCI constitue le cœur battant des carrières universitaires africaines. Le président du Conseil du Comité Consultatif Général, Professeur Félicien Avlessi, a souligné que l’évaluation des enseignants-chercheurs est un pilier fondamental du système universitaire africain.
Pour sa part, le secrétaire général du CAMES, Pr Souleymane Konaté, a rappelé que la recherche scientifique et la formation universitaire sont des leviers essentiels de compétitivité et de puissance pour les nations. Le ministre d’État en charge de l’Enseignement supérieur, Tom Erdimi, a abondé dans le même sens, confortant les propos de ses prédécesseurs.

Pour cette 47ᵉ session du CCI, présidée par le chef du gouvernement, l’ambassadeur Allah Maye Halina, 2 075 dossiers de candidature ont été reçus par les huit comités scientifiques. Ces derniers devront trancher en se basant sur des arguments scientifiques rigoureux, laissant peu de place au hasard.
Haoua Ousmane Tchoutcha

