Face à la recrudescence de l’utilisation de jouets imitant des armes à feu ou produisant des détonations, les autorités tchadiennes haussent le ton. À N’Djamena comme dans plusieurs provinces, ces pratiques, impliquant aussi bien des enfants que des adultes, sont désormais dans le viseur des forces de sécurité.
Dans un communiqué, le Directeur Général de la Police Nationale déplore l’usage fréquent de ces objets jugés nuisibles à la tranquillité publique. Il rappelle que la vente, la fabrication et l’utilisation de ces jouets à caractère explosif ou assimilé à des armes sont strictement interdites par les textes en vigueur. Désormais, toute personne surprise en train de s’y livrer s’expose à une interpellation immédiate.
Même son de cloche du côté de la commune de Goz-Beïda, où le Maire a également pris des mesures fermes. L’utilisation de bombes bruyantes et de tout objet produisant des détonations par les enfants est formellement interdite sur l’ensemble du territoire communal. Cette décision vise à garantir la sécurité des citoyens, préserver le calme social et prévenir tout trouble à l’ordre public.
Les commerçants sont particulièrement concernés. Il leur est strictement interdit de vendre, distribuer ou mettre à disposition ces objets. Les contrevenants risquent des sanctions allant de la saisie des produits à des mesures administratives et financières. Les autorités appellent enfin à la responsabilité collective. Parents, encadreurs et vendeurs sont invités à faire preuve de civisme afin d’assurer le respect de ces mesures. Les forces de sécurité, notamment la police municipale, sont mobilisées pour veiller à leur application stricte sur le terrain.
Soliri Charlotte

