• 10 octobre 2026
  • N'Djamena

Tchad : Le SYNECS réclame des réponses concrètes aux revendications des enseignants-chercheurs

Tchad : Le SYNECS réclame des réponses concrètes aux revendications des enseignants-chercheurs

Le Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur (SYNECS) appelle les autorités tchadiennes à accélérer le traitement de ses revendications, notamment celles relatives au statut particulier, au paiement des heures supplémentaires et à l’amélioration des conditions de travail dans les universités. Dans une déclaration prononcée lors de la célébration en différé de la Journée de l’enseignant, son porte-parole national, Dr Djim-Adjim Tabo, a réaffirmé la disponibilité du syndicat au dialogue, tout en insistant sur le respect des engagements pris.

Le SYNECS place le statut particulier des enseignants-chercheurs au premier rang de ses priorités. Il demande également la signature de l’arrêté portant application du décret n° 24-73 de 2022, qui fixe le service hebdomadaire des enseignants-chercheurs des établissements publics, ainsi que la finalisation de l’arrêté rectificatif concernant les agents reversés dans l’enseignement supérieur.

Le paiement des heures supplémentaires, des frais liés aux jurys d’examens et des indemnités d’encadrement des mémoires de master figure également parmi les principales revendications. Le syndicat demande que ces sommes soient intégralement versées avant la fin du mois d’octobre. « Tout travail accompli et régulièrement constaté et validé doit être payé », a rappelé le porte-parole, soulignant que le règlement de ces sommes relève du respect du travail des enseignants-chercheurs et de leur engagement au service de l’enseignement supérieur.

Le syndicat réclame par ailleurs l’accélération du traitement des dossiers PRODES et Concours 2, présentés comme des dispositifs importants pour le renforcement des capacités, la formation continue et la mobilité académique des enseignants-chercheurs.

La question des terrains destinés aux enseignants-chercheurs demeure également une préoccupation. Le SYNECS demande une accélération des procédures administratives afin que les engagements pris par les autorités se traduisent par des résultats concrets, dans le respect de la transparence, de l’équité et des droits des bénéficiaires.

Sur le plan social, l’organisation plaide pour une meilleure prise en charge médicale de ses membres, notamment à travers une couverture adaptée, la prise en charge des consultations, des examens et des traitements, ainsi que des évacuations sanitaires lorsque celles-ci sont médicalement prescrites.

Des conditions de travail à améliorer

Au-delà des revendications administratives et financières, le SYNECS appelle à une amélioration substantielle des conditions de vie et de travail dans les établissements d’enseignement supérieur. Ses demandes concernent notamment les infrastructures universitaires, les bureaux, les laboratoires, les bibliothèques, les équipements scientifiques, les ressources documentaires et numériques, ainsi que les moyens consacrés à la recherche et à la formation continue. « L’enseignant-chercheur ne peut être considéré comme un simple dispensateur de cours. Il est un acteur essentiel de la production du savoir et du développement national », a déclaré Dr Djim-Adjim Tabo, estimant que les conditions de travail doivent être à la hauteur des missions confiées à cette catégorie de personnel.