La deuxième journée du colloque international consacré au thème « La souveraineté des États : enjeux et perspectives » a été marquée par des échanges soutenus lors du Panel 3 – Axe 3, dédié à la problématique de la souveraineté des États sur les ressources naturelles.
Placés sous la présidence de M. Bertrand Pierre Soumbou Angoula, Directeur général de l’École nationale d’administration (ENA) du Cameroun, les travaux ont permis d’examiner en profondeur la capacité des États, en particulier africains, à assurer un contrôle effectif et durable de leurs ressources minières, pétrolières et forestières.

Universitaires, experts et praticiens issus des domaines du droit, de l’économie et de la géopolitique ont tour à tour livré leurs analyses, croisant les approches historiques, juridiques et stratégiques. Les échanges ont mis en évidence les avancées réalisées en matière de cadres normatifs et de gouvernance, tout en soulignant la persistance de défis majeurs, notamment la pression exercée par les multinationales, la faiblesse des dispositifs de contrôle et la forte dépendance aux marchés internationaux.
« L’Afrique regorge des ressources énergétiques gaz, pétrole… on est extrêmement riche, mais jusqu’à présente on en profite pas. Parce que ce sont les grande puissances, les multinationales. Il faut renégocier les contrats qui étaient très très mal partis. Comment peut-on accepter qu’une multinationale prenne 80% des bénéfices alors que l’Etat qui a ses ressources n’a que 10 ou 20 %? », a indiqué le Professeur émérite des universités, Alioune Badara Fall.

Les participants ont également insisté sur la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles, de moderniser les outils de régulation et d’encourager une exploitation responsable des ressources naturelles afin de garantir une souveraineté économique réelle et profitable aux populations.

