• 7 mars 2026
  • N'Djamena

Tchad : début de saison des pluies précoce au centre, tardif au sud

Tchad : début de saison des pluies précoce au centre, tardif au sud

Le Forum 2025 sur les prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques pour les zones soudaniennes et sahéliennes d’Afrique de l’Ouest s’est tenu le 25 avril dernier à Bamako, au Mali. À l’issue de cette rencontre, les experts annoncent pour l’année 2025 une saison des pluies globalement humide, avec des conséquences majeures attendues pour l’agriculture et la vie quotidienne au Tchad.

Selon les prévisions, les mois de juillet, août et septembre 2025 devraient connaître des cumuls pluviométriques supérieurs aux moyennes de référence. Cette situation concernera principalement les zones agricoles du pays. Dans la bande sahélienne, notamment au Centre-Sud, le début de la saison est attendu comme précoce à normal, ce qui pourrait favoriser le développement des cultures, tout en exposant certaines régions à des risques d’excès d’humidité.

Toutefois, des défis subsistent. Des séquences sèches prolongées sont prévues, notamment dans le sud du pays. Ces interruptions dans les précipitations, combinées à des débuts de saison tardifs, pourraient perturber les calendriers agricoles. Les agriculteurs pourraient ainsi rencontrer des difficultés dans le développement de leurs cultures, avec un impact négatif attendu sur les rendements.

Par ailleurs, le caractère humide de la saison laisse craindre une augmentation du risque d’inondations. Les écoulements dans les principaux bassins fluviaux, notamment ceux du Chari et du Logone inférieur, devraient dépasser les niveaux habituels. Des débordements sont donc à prévoir, susceptibles d’endommager les cultures, d’affecter les infrastructures et de compliquer l’accès aux services essentiels, en particulier dans les zones déjà fragilisées par l’insécurité.

Face à ces perspectives, les autorités et les acteurs du monde agricole sont appelés à renforcer les dispositifs de prévention et d’adaptation afin de limiter les impacts sur les populations et sur l’économie nationale.

Lanka Daba Armel