La Présidence de la République doit désormais être un espace d’exemplarité absolue. Dans un discours adressé à ses collaborateurs, ce 19 janvier 2026, le Chef de l’État, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a fixé une ligne ferme pour l’année 2026, annonçant une politique de tolérance zéro face aux dérives internes et aux pratiques qui nuisent à l’image de l’institution. Il a clairement indiqué que l’année 2026 marque un tournant, avec des sanctions prévues pour les manquements et des distinctions pour le travail exemplaire.

Dans une allocution à la tonalité ferme, le Président a dénoncé les dérives qui ternissent l’image de l’institution présidentielle. Favoritisme, clientélisme, lobbyisme et lenteurs administratives ont été clairement pointés du doigt. « Je ne tolérerai plus certaines déviances qui ternissent l’image de notre institution », a-t-il martelé, rappelant que l’exemplarité doit impérativement venir du sommet de l’État.
Pour le Chef de l’État, la Présidence ne saurait être un foyer de mauvaises pratiques, mais le miroir du Tchad, un espace où se reflètent l’unité nationale, la diversité et l’exigence de l’intérêt général. Servir à la Présidence, a-t-il insisté, n’est pas un simple emploi administratif, mais un acte de patriotisme, guidé par l’excellence, la dignité et le sens du devoir.
L’année 2026 est ainsi présentée comme un tournant décisif. « Il n’y aura plus de zones grises », a prévenu le Président, conditionnant désormais la place de chacun à sa capacité à s’inscrire dans la dynamique de la Refondation et à répondre aux exigences de performance. Ceux qui ne suivront pas cette orientation sont appelés à céder la place.
Le Chef de l’État a également mis un accent particulier sur l’efficacité administrative. Un dossier qui traîne constitue, selon lui, une entrave directe au développement du pays. Les dossiers transmis à la Présidence devront désormais être traités avec célérité, dans un souci de résultats concrets au service des citoyens.
Au-delà de la rigueur, le Président a lancé un appel à l’unité et à la cohésion, soulignant que la diversité au sein de la Présidence est une force et non une faiblesse. Harmonie, complémentarité, collaboration franche et respect mutuel doivent guider l’action collective pour bâtir une République forte.
À travers ce discours, le Chef de l’État trace une ligne claire : la Présidence de la République doit incarner l’exemplarité de l’État refondé, portée par des femmes et des hommes patriotes, animés du sens de l’État et prêts à porter, à ses côtés, les aspirations légitimes du peuple tchadien.

