Dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’État au Tchad, la province du Sila, frontalière avec le Soudan et la République centrafricaine, fait l’objet d’une surveillance sécuritaire renforcée. Ce jeudi 29 janvier 2026, une étape importante a été franchie avec la présentation officielle des résultats des opérations menées par les forces de défense et de sécurité (FDS) dans la province.
Au total, 83 armes à feu de divers calibres, ainsi que du matériel militaire et des turbans, ont été saisis. Trois individus, identifiés comme des malfaiteurs impliqués dans des réseaux criminels, ont été neutralisés lors des opérations.
La cérémonie de présentation s’est tenue à Goz-Beïda sous la présidence du Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Sila, le Général de division Sadick Siboro Dinga, en présence de plusieurs autorités civiles et militaires.
Objectifs de l’offensive sécuritaire
Cette opération répond à trois impératifs majeurs :
• Désarmement civil : lutter contre la détention illégale d’armes afin de réduire les conflits intercommunautaires et les actes de braquage ;
• Lutte contre le grand banditisme : éradiquer les foyers de criminalité armée entravant la libre circulation des personnes et des biens ;
• Affirmation de l’autorité de l’État : démontrer la montée en puissance du dispositif sécuritaire provincial et la coordination entre les forces militaires et l’administration.
Au-delà de l’aspect judiciaire, cette cérémonie a porté un message politique et social fort. Des attestations de reconnaissance ont été remises aux éléments des FDS afin de saluer leur engagement et leur professionnalisme sur le terrain.
S’adressant aux populations, le Général de division Sadick Siboro Dinga a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre civils et militaires, appelant à la dénonciation des actes criminels. « La sécurité est une responsabilité partagée », a-t-il rappelé.
Il a également souligné que :« Le Sila est une zone stratégique mais vulnérable. Le succès de cette offensive sécuritaire permettra de favoriser les activités agricoles et pastorales sans crainte d’exactions, de stabiliser cette zone de transit frontalière complexe et de renforcer la confiance entre les populations et l’administration centrale. »
Bechir Ahmat Boukhari

