À l’occasion du lancement de la campagne Octobre Rose, consacrée à la sensibilisation et à la lutte contre le cancer du sein, la Ligue tchadienne de lutte contre le cancer et le ministère de la Santé publique et de la Prévention appellent à renforcer la prévention, le dépistage précoce et la prise en charge des personnes atteintes.
Le président de la Ligue tchadienne de lutte contre le cancer, Dr Manikassé Palouma, a placé la sensibilisation au cœur de cette campagne. « Octobre Rose n’est pas un simple slogan. Il doit interpeller chacun d’entre nous, car le cancer peut toucher tout le monde, sans distinction de statut ou de rang social », a-t-il déclaré.

Placée cette année sous le thème « Octobre Rose, parlons cancer », la campagne vise notamment à encourager une meilleure connaissance de la maladie et à promouvoir le dépistage. « Nous ne savons pas toujours qui, autour de nous, est touché par le cancer. D’où l’importance de rester vigilant et de s’interroger régulièrement sur son état de santé », a souligné Dr Manikassé Palouma.
Selon le président de la Ligue, le cancer du sein demeure le cancer féminin le plus fréquent et constitue l’une des principales causes de décès liés au cancer. Il appelle ainsi à renforcer la sensibilisation et le dépistage précoce. « Une détection précoce améliore les chances de prise en charge et le pronostic », a-t-il indiqué. La prise en charge thérapeutique reste également une préoccupation majeure. Dr Manikassé Palouma a appelé les autorités compétentes à accorder davantage d’attention aux besoins des patients atteints de cancer. « Il est donc urgent de trouver une issue favorable pour ces patients, notamment à travers la mise en place, au minimum, d’une unité de soins palliatifs », a-t-il plaidé.
La Ligue met par ailleurs l’accent sur la prévention et la réduction de certains facteurs de risque, notamment le tabagisme, la consommation d’alcool, l’obésité et l’inactivité physique. L’âge et l’hérédité, qui ne peuvent être évités, nécessitent pour leur part « un suivi médical régulier et un dépistage adapté ».
L’auto-palpation du sein a également été présentée comme un moyen permettant aux femmes de mieux connaître leur corps et d’identifier d’éventuels signes inhabituels. « Elle doit s’inscrire dans une démarche globale de surveillance et de consultation médicale », a précisé le président de la Ligue.
Représentant le Ministre de la Santé publique et de la Prévention, la Directrice générale adjointe de la Santé publique, Dr Narassem Mbaidoum, a réaffirmé l’engagement du département dans cette campagne. « Le cancer du sein n’est plus une simple préoccupation médicale. C’est un défi majeur de santé publique, mais aussi un drame humain qui frappe au cœur de nos foyers », a-t-elle déclaré.
La représentante du Ministère a également appelé à briser le silence et les tabous autour de la maladie. « Le cancer n’est pas une fatalité. Le cancer n’est pas une malédiction », a-t-elle affirmé, soulignant l’existence d’outils permettant aujourd’hui de prévenir, dépister et traiter la maladie.

Le dépistage précoce constitue, selon elle, un enjeu central de cette campagne. « Détecté à temps, le cancer du sein peut être guéri dans plus de 90 % des cas », a indiqué Dr Narassem Mbaidoum, invitant les femmes à consulter régulièrement les structures de santé et à pratiquer l’auto-palpation du sein.
Durant le mois d’Octobre Rose, plusieurs activités de sensibilisation sont prévues, notamment des conférences-débats dans différentes communes et provinces, des activités sportives ainsi qu’une marche d’espoir programmée le 31 octobre pour clôturer la campagne.

