Après plusieurs semaines de travaux, l’avenue Charles De Gaulle, l’une des principales artères de la capitale tchadienne, a été réaménagée et rouverte à la circulation. Prévue pour durer un mois, l’opération a finalement pris plus de temps. Un retard reconnu par le maire de la ville, Senoussi Abdoulaye, qui a présenté ses excuses aux habitants tout en soulignant la nécessité de « faire les choses correctement et durablement ».
Long d’un kilomètre, le tronçon présentait jusqu’alors un état dégradé : fissures, nids-de-poule et circulation pénible. Désormais recouvert d’un revêtement neuf, il offre plus de fluidité selon les usagers, qui espèrent que ce chantier servira de référence pour d’autres routes de la capitale.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le maire a annoncé plusieurs aménagements complémentaires : la plantation d’arbres, l’installation de bacs à ordures, de mâts de drapeaux, d’un pavage partiel ainsi que la mise en place d’un éclairage solaire et de feux tricolores. Ces mesures visent, selon lui, à améliorer la sécurité, l’esthétique et la propreté de l’avenue.
Toutefois, la situation reste contrastée sur d’autres axes majeurs de N’Djamena, où les travaux avancent lentement, notamment en raison de la saison des pluies et de contraintes logistiques. Conséquence : de nombreux automobilistes continuent de se rabattre sur des voies secondaires, souvent impraticables en cette période.
La réhabilitation de l’avenue Charles De Gaulle apparaît ainsi comme un projet symbolique, mais les attentes de la population vont au-delà : disposer de routes entretenues, réalisées dans les délais et adaptées aux besoins croissants de la capitale.
Tahir Soumaine

