Dans les rues de N’Djamena, les sirènes d’ambulance se fondent chaque jour dans le bruit dense de la circulation. Malgré leur signal d’urgence, les véhicules peinent souvent à avancer : automobilistes immobiles, motos hésitantes, et voies rarement dégagées. Pendant ce temps, à l’intérieur, un patient se trouve en situation critique, nécessitant une prise en charge rapide.
Au Tchad, plusieurs vies sont perdues chaque année faute de fluidité pour les véhicules de secours. Cette difficulté d’accès traduit principalement un manque de civisme et de conscience citoyenne. Derrière chaque sirène se trouve potentiellement une personne en détresse (un parent, un enfant, un ami)dont la survie dépend parfois de quelques minutes.
Faciliter le passage d’une ambulance ne relève pas d’un acte exceptionnel, mais d’un devoir citoyen. Se décaler, ralentir ou libérer la voie constitue un geste simple, mais essentiel. Il s’agit d’un réflexe de solidarité qui peut contribuer à sauver des vies.
Rappeler ce principe est crucial : lorsque l’ambulance demande passage, c’est une urgence vitale qui s’exprime. Le temps accordé aujourd’hui pourrait être celui dont chacun pourrait avoir besoin demain.
Djim-Amnodji Picard Benodji

