Au lendemain de la célébration de l’Aïd el-Fitr, la ville de N’Djamena est plongée dans un état d’insalubrité alarmant. Déchets jonchant les rues, odeurs nauséabondes, circulation entravée… le constat est préoccupant. Ce phénomène, récurrent après chaque grande fête, met en lumière des lacunes dans la gestion des ordures et l’absence de discipline citoyenne.
Des quartiers comme le marché à mil, la rue de 40 mètres et le marché Choléra sont particulièrement touchés, submergés par des tas d’immondices parfois déversés en pleine chaussée. Cette situation soulève des interrogations sur l’efficacité des services d’assainissement des communes d’arrondissement et le suivi des politiques de propreté urbaine.

Pour une amélioration durable, plusieurs mesures s’imposent : multiplication des bacs à ordures, création de dépotoirs réglementés et campagnes de sensibilisation pour responsabiliser la population. Une implication accrue des habitants, couplée à une meilleure organisation municipale, pourrait réduire significativement l’insalubrité qui gangrène la capitale.
Mais alors, où en est le programme N’Djamena Nadif ? Face à cette urgence environnementale, les autorités locales doivent intensifier leurs efforts pour garantir un cadre de vie sain et durable. La gestion des déchets ne doit plus être une problématique ponctuelle, mais une priorité permanente.