• 6 mars 2026
  • N'Djamena

Moundou : les prix des denrées alimentaires en baisse après les fêtes, mais la vie reste chère

Moundou : les prix des denrées alimentaires en baisse après les fêtes, mais la vie reste chère

À Moundou, chef-lieu de la province du Logone Occidental, les prix des denrées alimentaires restent variables selon les marchés, mais une tendance se dégage : après les fêtes de fin d’année, les tarifs ont globalement baissé, au soulagement de nombreux ménages.

Au marché de Guelkol, l’un des plus fréquentés de la ville, les étals affichent des prix jugés plus accessibles par les commerçantes. Le coro de haricot se vend à 850 francs CFA, celui du riz à 1 000 francs, la courge à 1 250 francs et le sésame à 750 francs. Le gombo sec coûte 1 000 francs le coro, l’oseille séchée 600 francs, tandis que le mil et le pénicilaire sont cédés à 400 francs. Le maïs se négocie à 450 francs et les arachides entre 850 et 900 francs le coro.

Pour Darnang Hilleguet Marie Noëlle, ménagère rencontrée sur place, cette baisse est significative. « Avant les fêtes, les prix étaient très exorbitants. Tu ne pouvais pas manger avec 500 francs CFA. Mais après les fêtes, le constat est meilleur », explique-t-elle. Elle se souvient qu’il était impossible, pour une famille modeste, de préparer un simple plat de gombo avec 100 francs. « Quand les prix diminuent un peu, cela nous permet, nous les ménagères, de couvrir la ration quotidienne avec le peu que nous recevons », confie-t-elle.

Au marché de Guelmbag, en revanche, les prix sont restés relativement stables. Le poisson frais y est abordable et les légumes se vendent selon la demande. Madjilem Nadia Soleil confirme l’amélioration observée après les fêtes : « Avant, on ne pouvait pas payer des tomates, des carottes à 200 FCFA pour une famille. Mais aujourd’hui, même avec un 250 FCFA, je peux avoir ces denrées pour préparer à ma famille », a-t-elle expliqué. 

Comme Nadia, Mariam Abakar, aussi souligne qu’avec 100 francs CFA, il est désormais possible d’acheter quelques légumes de base.

Si les prix ont reculé après les fêtes, la cherté de la vie, elle, continue de peser sur les ménages de Moundou.