Après cinq jours de suspension pour permettre des négociations entre les délégués du personnel et l’exécutif communal, les employés de la mairie de Moundou ont décidé de reprendre leur mouvement de grève pour une semaine. La décision a été entérinée ce vendredi matin du 19 septembre 2025, lors d’une assemblée générale tenue dans la salle de réunion de la commune.
Le climat reste tendu entre les travailleurs municipaux et l’exécutif. Les délégués du personnel ont restitué à la base les démarches entreprises auprès de la hiérarchie pour trouver une issue à la crise. Les revendications portent principalement sur le paiement de 24 mois d’arriérés de salaires accumulés sous les précédentes administrations, ainsi que sur les 11 mois de salaires retranchés à la suite d’une mission de l’Inspection générale d’État (IGE).
Face à l’absence de solutions concrètes, les employés ont décidé de maintenir la grève du 22 au 29 septembre 2025, rejetant ainsi les propositions de l’exécutif communal.
Le secrétaire général de l’Union des syndicats du Tchad (UST), Guilaou Keiba, présent à l’assemblée, a expliqué la position des travailleurs :« Les membres de l’exécutif ont proposé que les délégués les accompagnent à N’Djamena pour rencontrer le Ministère de tutelle, mais ce n’est pas une solution. L’administration est une continuité, il faut gérer la situation ici. Les employés estiment que leurs salaires ont été coupés localement et qu’il faut trouver des solutions sur place », a-t-il déclaré. M. Keiba a par ailleurs rassuré que la base reste mobilisée et déterminée. Les employés exigent uniquement la restitution de leurs salaires et le remboursement des montants qu’ils jugent « illicitement » coupés par l’IGE. Ils appellent la tutelle à s’impliquer davantage afin de faciliter un règlement rapide de la crise et la reprise des activités communales.
Dingaorané Stephane, Correspondant

