Le Syndicat des Médecins du Tchad (SYMET) a annoncé la suspension temporaire de sa grève pour une durée de quinze jours, du 15 au 29 janvier 2026. Cette décision fait suite à des concertations jugées constructives avec le ministère de la Santé, ayant débouché sur des engagements relatifs à plusieurs revendications majeures des praticiens.
Selon le syndicat, cette trêve vise à instaurer un climat de confiance, dans l’attente de la mise en œuvre effective des promesses gouvernementales. Sur le terrain, la levée du mot d’ordre a été largement respectée. « La décision du bureau exécutif national a été bien suivie par les cellules syndicales de la province du Logone Occidental », a indiqué le docteur Rim-Madjita David Ndoalngar, secrétaire général provincial du SYMET et représentant des médecins de l’hôpital provincial de Moundou.
Dans cet établissement de référence, les activités ont repris normalement depuis le 15 janvier. Des urgences à la pédiatrie, en passant par la médecine générale, la radiothérapie et la maternité, les équipes médicales sont de nouveau à pied d’œuvre. Ce retour à la normale est accueilli avec soulagement par les patients, notamment les plus démunis, contraints durant la grève de renoncer aux soins ou de se tourner vers des cliniques privées, souvent inaccessibles financièrement.

Dr Ndoalngar formule toutefois un vœu clair : « Notre souhait est que le bureau exécutif et le gouvernement parviennent à un accord durable afin que les activités se poursuivent normalement. Les revendications vont dans le sens du bien-être de la population et de celui des médecins. Ce n’est pas une grève contre la population, ni contre le gouvernement. »
À l’approche du 29 janvier, syndicats et autorités sont désormais attendus sur la concrétisation des engagements pris, pour garantir un accès continu aux soins à une population durement éprouvée.
Dingaorané Stephane, Correspondant

