L’apparition de nouveaux produits alimentaires sur les marchés soulage considérablement la population moundoulaise. Ces aliments, composés d’arachides, de manioc, de patates douces, de maïs, de concombres, de gombo, d’aubergines et autres, impactent positivement le panier de la ménagère. De nombreuses familles modestes varient désormais leurs menus du jour au lendemain. C’est un ouf de soulagement pour une population dont la majorité mène une vie précaire. « Il y a beaucoup de nourriture sur les marchés, surtout en cette période, mais le vrai problème, c’est le manque d’argent. Nous exposons du matin au soir nos marchandises, mais la plupart de nos clients se lamentent à cause du manque de moyens », confie une vendeuse du marché Abattoir, visiblement frustrée par une cliente, en début de matinée.
À en croire quelques mères de famille rencontrées sur place, paniers en main, cette période riche en diversité de produits alimentaires est un véritable cadeau du ciel. « Oui, en cette période, ces aliments facilitent la ration. Ils sont vendus à vil prix et cela améliore un peu les conditions de vie de nombreuses familles. Vous savez très bien que les temps sont durs, et je peux dire que la majorité des familles ne s’alimentent qu’avec ces produits en ce moment. Par exemple, s’il pleut et qu’il n’y a pas possibilité d’aller ailleurs chercher de quoi mettre sous la dent, on se sert de ce qu’on cultive dans la cour de la maison ou de ce que la voisine vend à côté », raconte, pour sa part, Dame Nékouanodji Florence.
Ce qui est sûr, la vie devient moins chère dans la capitale économique à partir du mois de juillet, lorsque les produits du jardin commencent à inonder les marchés. Avec peu d’argent, un citoyen modeste peut calmer sa faim avant de chercher mieux. C’est un appel au retour à la terre, car elle n’est jamais ingrate.
Dingaorané Stéphane, Correspondant

