• 7 mars 2026
  • N'Djamena

Masra à ses militants : “J’ai le moral haut, et la vérité finit toujours par triompher du mensonge”

Masra à ses militants : “J’ai le moral haut, et la vérité finit toujours par triompher du mensonge”

Ce samedi 21 juin, le collectif des avocats de Masra Succès, le parti Les Transformateurs et la Coalition Justice et Égalité ont animé une conférence de presse conjointe au siège du Parti Les Transformateurs. L’objectif était de faire le point sur la procédure judiciaire engagée contre Masra Succès.

D’entrée de jeu, le secrétaire général du parti Les Transformateurs, Tog-Yeum Nangorngar, a transmis le message de Masra Succès aux militants : “J’ai le moral haut. Le mensonge prend l’ascenseur, la vérité, par l’escalier, finit toujours par le rattraper. Ne vous laissez pas distraire”, a écrit Masra à ses partisans. Le secrétaire général a conclu que la libération de Masra n’est pas la fin de la lutte.

À sa suite, Sittack Yombatina Béni, l’un des vice-présidents du parti, a déclaré que l’arrestation du président ne respectait aucune règle : “La justice tente de réparer cette forfaiture en vain”, a-t-il ajouté, avant de conclure : “La récréation a trop duré. Le Tchad ne peut être géré par la pensée unique.”

La Coalition Justice et Égalité, qui avait porté la candidature de Masra Succès à la présidentielle de mai 2024, est venue exprimer son soutien à son candidat. Pour ses membres, l’ancien candidat doit être libéré sans condition : il est hors de question qu’il soit “bâillonné sous de fausses accusations.

Revirement du ministère public

Me Francis Kadjilembaye, porte-parole du collectif des avocats, a fait le point sur les instructions en cours. La demande de mise en liberté de leur client a été rejetée, alors que, selon eux, son arrestation ne respecte aucune règle de procédure pénale : arrestation sans mandat, sans notification des charges, garde à vue prolongée du 16 au 21 mai 2025 au-delà du délai légal de 48 heures.

En plus, ceux qui ont interpellé notre client se sont permis d’emporter ses biens, téléphones et ordinateur, alors qu’ils n’avaient pas de mandat de perquisition”, a rappelé Me Kadjilembaye. Il a ajouté que leur client n’a pas non plus été présenté au procureur. Il conclut qu’il s’agit d’une arrestation arbitraire et d’une détention illégale. “Dans ce cas d’espèce, la loi dit que la chambre d’accusation doit faire cesser la détention et, au besoin, annuler la procédure.

Cependant, bien que la demande de mise en liberté ait été acceptée sur la forme, elle a été rejetée sur le fond. “Alors que le parquet général avait requis par écrit la mise en liberté de notre client, il y a eu un revirement spectaculaire. À l’audience, le parquet a pris le contre-pied de ses propres écrits”, s’étonne l’avocat, qui dénonce un dysfonctionnement grave de la procédure judiciaire.