Le Projet d’Appui au Renforcement de la Gouvernance Locale Inclusive, Participative et Sensible aux Droits de l’Enfant (PRAGIDE) a été officiellement lancé ce vendredi à Mao par le Secrétaire général de la province du Kanem, Annour Djibrine Abdoulaye, représentant le Délégué général du Gouvernement auprès de la province. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, militaires, locales et traditionnelles.
Initiative de l’ONG canadienne CIAUD, en partenariat avec l’UNICEF, ce projet vise à promouvoir une gouvernance locale plus participative, équitable et respectueuse des droits des enfants.
Durant deux jours, les participants évalueront les mécanismes existants en matière de gouvernance participative, identifieront leurs forces et faiblesses, et proposeront des solutions concrètes. Une plateforme communautaire de redevabilité sociale devrait être mise en place afin de garantir plus de transparence et d’inclusivité dans la gestion locale.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions de plusieurs personnalités. La Maire Adjointe de Mao, Mme Zara Bintou Mouta Mbodou, a souhaité la bienvenue aux participants. Le Coordonnateur de l’ONG CIAUD Canada, Abdoul Djimokobaye, a assuré que son organisation travaillera à renforcer les capacités techniques des structures locales et à encourager la participation active de la société civile dans le dialogue et la prise de décisions.
Pour sa part, Goureissy Diallo, spécialiste de la gouvernance locale à l’UNICEF, a souligné que le projet ambitionne de créer un environnement où les droits des enfants sont non seulement respectés, mais également protégés.
Le Secrétaire général de la province du Kanem, Annour Djibrine Abdoulaye, a insisté sur l’importance cruciale du projet pour la promotion des droits des enfants au Tchad, rappelant que la gouvernance est une question sensible qui touche directement la vie politique et socio-économique.
L’initiative cible prioritairement les organisations de la société civile, associations communautaires de base, leaders religieux et traditionnels, jeunes, femmes et personnes vivant avec un handicap, considérées comme les couches les plus vulnérables.
Au total, 25 participants issus des trois départements Nord-Kanem, Kanem-Ouest et Kanem-Centre prennent part à cette session de formation et d’échanges.

