Une nouvelle zone d’incertitude entoure la Mairie de Moundou, où des propositions de réorganisation de l’exécutif communal, encore non officialisées, suscitent des réactions au sein du conseil municipal.
Selon plusieurs sources concordantes, une mission conduite par M. Alyo Abdoulaye, membre du Cadre de concertation des partis politiques, est arrivée à Moundou le 13 juin dernier. Au terme de consultations menées sur place, la mission aurait proposé Emmanuel Béassemnda, conseiller municipal issu du Parti pour la Démocratie et l’Indépendance Intégrale (PDI), pour succéder à Djékaoussem Elon Bondo à la tête de l’exécutif communal. Ce dernier fait l’objet de critiques récurrentes de la part de certains conseillers concernant sa gestion.
Les mêmes sources indiquent que Mme Larkem Lucie aurait été proposée au poste de maire adjointe en remplacement de Dionkeye Hubert, tandis que Fatimé Maoudilnodji conserverait ses fonctions de deuxième secrétaire de séance. Le poste de premier secrétaire de séance demeurerait vacant.
Toutefois, ces informations, qui n’ont fait l’objet d’aucune communication officielle, sont contestées par plusieurs conseillers municipaux. Certains dénoncent une démarche qu’ils jugent contraire aux procédures prévues par les textes régissant les collectivités territoriales. « Ce ne sont que des tractations politiques qui ne respectent aucune procédure », affirme un conseiller municipal. Un autre rappelle que toute réorganisation de l’exécutif communal devrait, selon lui, être soumise à une session du conseil municipal. « Si l’exécutif doit être réorganisé, le conseil doit être réuni pour procéder aux désignations. Nous n’avons été associés à aucune décision », soutient-il.
À ce stade, le conseil municipal n’a publié aucune réaction officielle. Plusieurs élus affirment avoir appris ces informations de manière informelle, sans notification administrative préalable. Ces développements interviennent alors que le maire Djékaoussem Elon Bondo est actuellement en déplacement. En l’absence de confirmation des autorités compétentes, la situation reste évolutive et les propositions évoquées demeurent au stade d’informations non officialisées.
Dingaorané Stephane, Correspondant

