• 20 juin 2026
  • N'Djamena

Logone Occidental : autorités et chefs traditionnels réfléchissent à la gestion des conflits agro-pastoraux

Logone Occidental : autorités et chefs traditionnels réfléchissent à la gestion des conflits agro-pastoraux

À l’approche de la campagne agricole, les autorités du Logone Occidental ont engagé une vaste mobilisation en faveur de la prévention des conflits entre agriculteurs et éleveurs. Une rencontre d’échanges réunissant autorités administratives, chefs traditionnels et coutumiers des quatre départements de la province s’est tenue ce vendredi à Moundou afin d’anticiper les tensions récurrentes liées à l’exploitation des espaces ruraux.

Présidée par le délégué général du Gouvernement auprès de la province du Logone Occidental, Dago Yacoub, cette assise de deux jours vise à renforcer les mécanismes de prévention et de gestion des conflits communautaires. Les participants ont examiné les causes profondes de ces tensions et formulé des pistes de solutions durables fondées sur le dialogue et la concertation.

Représentant le président du Conseil provincial, Dénénoudji Sylla a inscrit cette initiative dans la vision institutionnelle de l’organe délibérant. « Le Conseil provincial du Logone Occidental inscrit son action dans une vision de gouvernance territoriale fondée sur le dialogue, la participation citoyenne, la proximité et le développement inclusif », a-t-elle déclaré. Elle a également réaffirmé la volonté du Conseil de contribuer à la stabilité sociale et au vivre-ensemble. « Notre ambition est de faire du Logone Occidental une province stable, solidaire et prospère pour chaque citoyen, qu’il soit agriculteur, éleveur, commerçant ou agent du service public », a-t-elle ajouté.

De son côté, le délégué général du Gouvernement, Dago Yacoub, a souligné l’importance de cette mobilisation collective. « La présente assise constitue un cadre privilégié de dialogue, de concertation et de mobilisation collective en faveur de la stabilité de notre province, de la protection de nos populations et du développement durable de notre territoire », a-t-il affirmé.

Insistant sur le rôle central de la paix dans le développement, il a rappelé que « sans elle, il ne peut y avoir ni agriculture prospère, ni élevage sécurisé, ni investissement productif, ni progrès social ». À l’issue de la première journée des travaux, le délégué général a exhorté les chefs traditionnels à exercer pleinement leurs prérogatives afin de consolider la paix dans leurs localités, tout en veillant au respect de la hiérarchie traditionnelle ainsi que des us et coutumes.

Parmi les principales recommandations formulées par les participants figurent la vulgarisation de la Convention de Laoukassi et la régularisation des couloirs de transhumance, considérées comme des mesures essentielles pour réduire les conflits liés aux destructions de champs et favoriser une cohabitation harmonieuse entre agriculteurs et éleveurs.

Dingaorané Stephane, Correspondant